samedi 25 avril 2015

Undersmile : Narwhal

Si le sludge était joué par les gonzesses ? Il serait probablement - visiblement, en fait : ici - beaucoup moins tenaillé dans la région du pourtour anal par toute cette masse de choses à prouver : alcoolisme, dangerosité, nihilisme, tessons de bouteilles, se taper des putes mineures une seringue dans chacun des pamplemousses pourris qui vous sert de baloche... Et ce serait non moins du sludge. Il se trouve que les gonzesses en question, celles qui le prouvent avec Narwhal, sont des cadavres déterrés, des spectres : bon ; c'est un détail, non ?
Ou du grunge ; mais enfin c'est la même chose, pas vrai ? Réécoutez Nirvana (Bleach ou In Utero, c'est de peu de différence) et Alice in Chains, et ne revenez pas me le dire si jamais vous ne voyez pas l'identité. Il se trouve que les drones-riffs de la décrépitude désaccordée que vous entendrez ici, n'ont jamais sonné de la sorte : comme des toiles d'araignée lourdes d'années de poussière, de salpêtre et de macération dans le douceâtre jus de cadavre de la douleur, perpétuelle compagne de la réclusion à perpétuité qu'on appelle esprit. Une caresse putride, exténuée, une odeur toxique, morbide, de désir, une langueur de ramper dans la cendre. Une proposition comme elles ne se refusent pas, c'est aussi triste et brutal que cela.
Le grunge n'est pas mort, ou alors peut-être que si, du coup ; le grunge est grand.


P.S. : vous pouvez tout à fait remplacer le "sludge" de ma première phrase par "Swans avant 86" ; et, cela va sans dire, les couilles assaisonnées à la Iron Monkey par votre succédané de cilice le plus affriolant et NYC-crédible.

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