samedi 13 juin 2015

Papy Brossard

Regardez les enfants, qui vient pour le goûter, par l'odeur du Banga alléché... Enfin, sans doute plus par la perspective d'un arrière-goût de fruits confits dans le A'Bunadh, mais ce sera quand vous dormirez à poings fermés. Ouvrez vos oreilles, c'est Onc'Jean-Jean qui raconte...


Baroness - Yellow & Green


Gratte gratte... Oui bon... je peux la faire cette intro choupinoute qui sert à rien... C'est tout moi, et ça ne sera que la crème à ton contact, calme-toi... Mais oui je t'aime, bordel ! Je te dédicace le tube imparablement patacouffin qui suit en piste deux - je leur laisse mes os, qu'ils les emmènent loin, je les ai polis avec amour... Eh tu vois, je pense encore à tes rêves bleus ; contente ? Baba-au-Roness il te dit qu'il ne veut plus jamais percer ses chicots comme sur Gencives Album (red pour les intimes, "font, leurs, dents" pour les slowendiens, oublié pour bibi) et qu'il fera jamais dans le slipquenotte et dans la musique de méchants adolescents ou
grognera comme un méchant adulte. "Cocanium" je te laisse la partie Metallica quelques secondes, et puis je les abandonne dans l'écurie pour m'envoler dans mon gros business à décoiffer les granges (le fermier-pâtissier en chef n'a pas cité abusivement, diantre). "Eula", euh là... euh moi, euh mon cœur de crème, euh oui, je t'oublierai je pense, mais jamais "le goût de ma propre langue"... de chat. Mon boudoir à charlotte aux fraises imbibé de liqueur, pour être plus précis - merci. Non ce n'est pas triste, c'est beau - mais écoute chérie, je crois que cette fois tu vas y passer...Oui bien sûr : ce double-menton est ingrat, certes, et tu m'as été utile jusqu'alors !... Mais tu étouffes mes mélodies, elles veulent respirer, être libres. Tu entouffes mon avenir de rock star crémeuse dont les filles de la campagne rêvent de caresser les joues. Car je suis ce Nickelboule des champs qui aspire aux bisous sur la peau fraîche, ce Béchamelback généreux qui déborde de plaisir à partager mais que tu entraves de ton collier ! Alors je crois que le divorce est sur le point d'intervenir. Faut que je puisse leur montrer ma vraie gueule de mélodiste bourru tu comprends ? Leur montrer ma Baro-bouille. C'est bon, c'est décidé... c'est de la mousse biologique, label vert, car cette fois j'en ai vraiment ras-la-glotte de toi je ne tiens plus...Oh oui, tu es si longue, si drue... j'opte donc pour l'option électrique, tu as raison - puisque je sais encore le faire malgré mes douces acoustiques...Pourquoi cette décision, de couper nos liens ? Parce que j'en ai marre de m'appeller Beubarness, toison de malheur. Parce que je suis un chauve aux rêves chevelus, et surtout un chauve qui aspire à être chauve des joues - comme le chanteur de Midnight Oil, oui, si tu veux - et que j'ai besoin de respirer près de ces putains de fourneaux de la boulangerie-pâtisserie... où on m'appellera désormais Brossardness, moi et mes gros cakes savannah à ouvrir en faisant péter le paquet d'une main comme les gamins - chpok - miom. Imberbe comme mes burnes et prêt à partager le cake de l'amitié avec tous mes amis. Eunuque comme Greyjoy mais Joie jamais grise, du moins pas pour l'instant, et - ô ironie - qui aura jamais autant mérité de s'appeller Baizley, et qui ne schlinguera plus, jamais, car il gambade dans les fleurs avec sa copine Kylesa la bombe fatale de la moite campagne, avec qui il partage désormais certaines visions tout aussi moites. Je partage tout. Même mon Kiedis à bourrelets sur "Mtns.", car je suis libre, et que mes fruits confits ne retomberont plus au fond du moule pendant la cuisson ! Adieu chérie... et puis Adieu érections manquées, bonjour caresses - Adieu Noeud-rose, et hisse ! Adieu, toison qui me leste... Montons tous au panthéon des printemps éternels, soyons nos propres moutons et nos propres bergers... Montons aux berges, la caravelle en caramel est prête à partir vers les horizons les collines de guimauve... Place au plus beau des pique-niques. Pour espérer être moussaillon des champs sur mon rafiot millefeuille quadruple épaisseur, espérer apprécier mes pièces-montées pleines de crème et mes religieuses - droit de copie Gégé - à leur juste chou surplombant le gros chou (celui qu'on croque en premier, le Jaune ou le Vert, lequel des deux est le petit ?), il faudra désormais être... oui... un glouton !

Jean-Jean

2 commentaires:

gulo gulo a dit…

SPLENDIDE. Merci.

Raven a dit…

je t'en prie ; tout ça m'a donné grand soif, heureusement il a aussi pressé les clémentines... (et je capte juste à l'instant les bougies sur la femme-gâteau prête à s'entamer elle-même, omygod Baizlouze espèce de tronche de...owww !)