samedi 1 août 2015

In The Nursery : Anatomy of a Poet

Une fin d’après-midi ensoleillée, un match de football dans un parc. Je garde les buts. Une passe mal dosée, une interception, des coéquipiers qui se replient trop lentement et c’est le duel, le face à face. L’attaquant est sur son pied d’appui, je lis parfaitement sa frappe : il va tirer sur la gauche. Il faut assurer, surtout ne pas se trouer. Instinctivement je plonge. J’ai bien anticipé, un vrai chat, mon mouvement est parfait… ma trajectoire impeccable… sauf qu’au moment fatidique aucune main, aucun pied n’est idéalement placé, mon corps est trop bien centré et il ne reste qu’une option : arrêter le ballon du bas-ventre. J’ai juste le temps de penser  "c’est bon, je l’ai !" avant d’être frappé par la douleur. Paf le chien. Blum le Léon. Grelin-grelinette. Je reste au sol. Quelqu’un se marre, c’est mon fils. Je voulais qu’il voie comment son père joue bien. On lui explique qu’il n’aura probablement plus de petit frère ou de petite sœur.

Je voudrais sortir mais il n’y a pas de remplaçants.

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