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Affichage des articles du septembre, 2015

Ondskapt : Draco Sit Mihi Dux

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Le black metal vampire, soyons direct : y en a pas lourd. Y a les disques d' Ebonylake, et y a ça. Le premier Ondskapt, c'est pas mal Le Bal des Vampires, nettoyé de sa pitrerie - l'impression réellement effrayante qu'il m'a laissé, au moins à moi, au moins vu môme.
Alors vous imaginez une manière de goule folle qui court, valse ou titube, on ne sait trop, un peu partout dans le noir de son vaste caveau poussiéreux en poussant des haut-le-cœur et des cris d'orfraie tandis qu'elle se cogne aux toiles d'araignées en craignant chaque fois que ce soit encore un de ces murs durs et glacés... et vous laissez la parfaite pochette et l'impeccable titre faire le reste, pour ce qui est de vous tisser tout ce qui se peut tisser autour de votre esprit recroquevillé d'excitation.
Merci.

Halshug : Blodets Bånd

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Comprimé sécable.
Odeur d'après-rasage.
Entretien d'embauche.
Boutros Boutros-Boutros est le chef de la pègre, un clown dans une bouche d'égout le majeur chapeauté d'un dé à coudre. RH junior l'assiste. Petits seins dou-dou-di-dou-di-dam, chatte rasée blanc de poulet. Forniquons, prête-moi ton corps pour faire du sport, penses-tu, mais tu sais te tenir. Tu as déjà été au restaurant. Elle se rode, apprend les rudiments du métier. Tu réponds à ses questions bateau par des réponses bateau. Niafron interrompt la bataille navale et t'offre un collier de nouilles car, dit-il, les produits en limite de fraicheur sont à - 50%. Crève, va te faire exploser la gueule sur Mars, penses-tu, mais tu sais te tenir. Tu as déjà été au restaurant.

Défaite.
Solitude.
Tu files un melocotón, peón.

De la béquille au déambulateur.
Du déambulateur à la chaise roulante.
De la chaise roulante au lit médicalisé électrique.
Du lit médicalisé électrique au crématorium.

Ni fleurs ni cour…

VI : De Praestigiis Angelorum

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Je vois le malentendu, à présent : je n'avais pas correctement compris ce que c'était, que l'on appelait "le black orthodoxe". Je n'avais pas compris que, sans vouloir en revenir encore et toujours à mon analogie avec les auteurs chrétiens blacklistés façon changement de trottoir quand je te croise par la chrétienté, que sont Huysmans et Barbey, les seuls groupes que je goûte dans la famille - Ondskapt, Funeral Mist, Mortuus, Merrimack, Watain à partir du moment où ils deviennent du heavy metal mais l'assument contrairement à la plupart des groupes de black - sont un peu les moutons noirs ou les cousins perdus de vue, dans la famille.
Et que le black orthodoxe, et son fameux climat, non pas dévoué, mais dévot, voire dévotionnel, voire dévotionnaliste, ce n'est pas la ferveur bouillante (qui justement, elle, est plutôt dévouée, en toute simplicité, mais l'amateur de black éduqué dit "thrash") du nouveau Temple of Baal, pour prendre une c…

Deiphago : Into the Eye of Satan

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J'aurais pu dire qu'on a la vague impression d'écouter Angelcorpse et Abscess en même temps...
Mais à ce niveau-ci, de barbarie, il n'y en a véritablement pas des masses. Bellum Omnium Contra Omnes, dont Deiphago rappelle ici la démence belliciste inspiratrice d'un étourdissant sentiment de malaise, de peur et de souillure - et la violence pathologique insane de Genesis of a Satanic Race, pathétique, grotesque, et non moins pour autant terrifiante et salissante.

Et c'est tout ce que vous avez besoin de savoir.

Chelsea Wolfe : Abyss

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Un papillon de nuit flottait à la surface
D'un bol de café froid sur une table oublié
Confondu par l’avancée de l’aube abhorrée
La sagesse dévoyée par une funeste angoisse
Au cœur de l'astre noir le gris-de-poudre avait cru
Trouver refuge au jour et planche de salut

Les ailes détrempées de leur long déployées
Fondues comme hosties sur langues de bigotes
Confirmaient l'axiome qu'aux malheureux ptérygotes
La brasse papillon est fort loin d'être innée

Valborg : Romantik

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Mes braves petits Valborg. Leur inimitable machin commençait à tourner un peu en rond ; ce qui était d'autant plus triste : on sentait bien que ledit machin ne pourrait jamais, par essence, verser dans le mauvais goût ni le mauvais tout court - et que pourtant l'on n'en allait pas moins, aussi triste fût-il, finir par s'emmerder, pour le dire de façon un peu moins exquise que leurs manières. Ils sont donc sorti du bois, avec un audacieux album du nom de Necromachin que je ne retiens toujours pas - et d'une abominablement plate vulgarité. Un grand courage, qui leur aura par ailleurs été salutaire, puisqu'il leur aura donc permis d'aller en quête - réussie ici-même - de leur inspiration et de retrouver leur bon goût et leur impossible élégance, ailleurs que dans leur mystérieuse et sombre futaie natale.
Ici, c'est avec un Romantik - toujours les albums concepts massifs, vous ferez vous-mêmes les blagues épaisses à base de consonnes contondantes sur le Ger…