mardi 13 octobre 2015

Killing Joke : Pylon

Très gogoth. Très aerobic-metal. Très déjà entendu et auto-citateur. D'une oreille juste un peu distraite, Pylon passerait même pour un album légèrement naze.
Oui mais, voilà : mélodiquement, Jaz Coleman est en TRÈS grande forme, à la limite du grade "A-Ha" ; et ce sacré bon sang de batteur est prodigieux, à insuffler ainsi une impossible nervosité friponne à des morceaux autrement dangereusement au bord de verser dans le pire de Killing Joke - à savoir : Pandemonium - et à donner des rêves fous de ce que le clown jaune aurait pu être, avec lui à la place de l'autre Grohl, dont il a un vague air du style char d'assaut... simplement en incomparablement plus humain, joueur, grisant, bondissant.
Ce qui suffit certes à évacuer proprement tout le faux air de Rammstein que possédait Pandemonium (je vous jure, quelle horreur que de se décider à la sortie de celui-ci entre tous, à enfin essayer Killing Joke, trompeusement encouragé par le carnage "Exorcism" entendu chez Bernard Lenoir...) ; mais pas, loin de là, les marottes Dongeons & Dragons Tout en Kahrthôn de Coleman. Qui, pour autant que je sois strictement concerné, ne saurait passer s'agissant de donner l'éclairage à des morceaux à la rocailleuse simplicité comme est le ton ici - et à la longueur roborative, faut-il préciser.
Un mélange de Night Time et Hosannas from the Basements of Hell, était-ce bien judicieux ? Un album baptisé Pylon avait-il la moindre chance avec moi ? Une pochette aussi catastrophique lorsque l'on est pas un groupe d'electro-dark-trance allemand de cinquième zone, est-ce seulement pensable - hormis, bien sûr, si l'on est déjà auteur de Pandemonium ? Épuisant, cet album m'épuise. A ne même plus savoir si j'espère que "Euphoria" sorte en single... ou que, connaissant le même destin que "In Cythera" sur MMXII, elle voit ses charmes tapageurs et simplistes rapidement s'éventer, pour laisser d'autre obtenir mes faveurs... mais les candidats paraissent timides : "Autonomous Zone" et "New Jerusalem", en étant magnanime - mais quoi d'autre ? "Big Buzz", si seulement je parvenais à dés-entendre ce que dit le refrain - à savoir : Big Buzz ? Un doute m'habite... Un rap ? sérieux, vous voulez vous mesurez sur ce terrain-là à votre fils le plus brillant ? "Big Buzz" ce sera donc - et rien d'autre : des lignes de synthé comme celle de "Euphoria", j'en ai plein mes étagères, merci, j'écoute de la new wave. Il y a autre chose que cette ligne de synthé sous ce refrain, dans ce morceau ?
On ne fait pas un album avec trois refrains, Monsieur, même des en or comme ceux dont on parle. Pas avec des morceaux aussi... cyberkitsch. Pas chez moi, Monsieur.

2 commentaires:

Veni Vidi Peni a dit…

Pylon c’est pas terrible mais c’est mieux que Crupyon

gulo gulo a dit…

Je viens de capter. Je suis rouillé.