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Affichage des articles du janvier, 2016

The Arrival of Satan : Passion Sodomy Terror

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Passion Sodomy Terror ce n'est pas tant le black metal, lequel vous a pour le coup des airs nébuleux de concept, que la black métalleux, ce qui est beaucoup plus pathétique et vivant. Cet être qui picole comme un trou (je n'ai pas fait exprès, promis) parce qu'il est metal, mais qui ne s'arrête pas - surtout pas - là où s'arrêterait n'importe quel alcoolique sain, quel que soit son style musical de prédilection, mais continue comme un noyé, comme le désespéré qu'il est, jusqu'à ce que la gorge lui pèle et lui tombe par plaques lépreuses, ainsi que l'évoque le timbre ulcéré, brûlé du chant dans Passion Sodomy Terror, parce que... bien, il est black, quoi ; cela se ressent et ne s'explique pas, ces choses-là.
Passion Sodomy Terror, c'est à la fois son plafond de verre et tout son pouvoir de sidération, est à la fois suffisamment primitif pour être éligible à l'étiquetage pur true black, et respire la dépravation effrénée, le dérèglement dés…

Chthe'ilist : Le Dernier Crépuscule

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Le Chthe'ilist est, selon toutes pustuleuses apparences ci-bouffies, une sorte très adipeuse et goulue de crapaud, qui n'a pas vu la différence entre Trepalium et Portal, et a tout rond avalé les deux.
S'ensuivent sous nos oreilles vaguement révulsées toute une série de renvois gazeux lourds de miasmes tièdes et délicatement ourlés d'insectoïdes trilles humides ; le tout ponctué ainsi que peuvent le faire les assauts de la gastro-entérite par des brames de détresse mélodramatique particulièrement affreux à entendre, comme une version opérette de Sonne Adam.

Tangorodrim : Defunct Pluto Mythology

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Voici le type-même de black metal que j'espère - et ne trouve jamais - chaque fois que je vais écouter une énième fois Clandestine Blaze... et chaque fois que j'écoutais Tangorodrim jusqu'ici.
Un groupe sous l'emprise d'une totale - et bien compréhensible - adoration pour Darkthrone - ce qui les situe dans une catégorie légèrement différente de Furze, pour comparer à un autre exemple, proche, de cette espèce rare de disques qui ne déshonorent pas leur congenérité avec Darkthrone - et que pourtant cela n'empêche à aucun moment de se laisser aller à une rustique insanité plutôt réminiscente d'infectes choses intoxiquées aux champignons vénéneux et aux racines de sorcières, telles qu'Abscess, Ride for Revenge... Bref tout ce qu'il faut pour être à l'âpre hauteur de cette pochette Humanoïdes Associés, cette nationalité la même que Sonne Adam et ce nom celui de la forteresse de Morgoth-Melkor mais orthographié par un gobelin au cerveau rongé par ses …

Altarage : Nihl

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Portal, a-t-on envie par-dessus tout et sans se le bien expliquer de citer ; mais alors on est obligé de rajouter une ordonnée à cette abscisse, et tenté est-on de dire : Portal s'ils n'étaient pas abstraits, mais crus, explicites, pornographiques... sauf que pour ma part, je trouve que Portal n'ont rien d'abstrait, et a tout d'un groupe auquel on adhère instinctivement, fusionnellement, charnellement à la première rencontre, ou bien jamais. Portal s'ils avaient deux neurones, alors ? De la même manière, peu m'important les contingences matérielles exigées pour jouer telle musique, je n'entends aucune technique et travail cérébral dans Portal - c'est justement toute la réussite de ce qui en a certainement nécessité un - mais rien que de très charnel, sensuel, vital, urgent : bref du death metal.
Mais assurément le langage d'Altarage est plus littéralement et linéairement proche des aboiements déments de ses appétits brutaux... Et pourtant - car,…

Portal : Outre'

En exclusivité mondiale, le tout dernier clip de Portal :


Merci qui ?

Pop. 1280 : Paradise

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Vous vous doutez bien combien je me réjouis d'avance des contorsions pathétiques auxquelles vont devoir se livrer les mange-merde, les cuistres, les apostats pour s'attribuer très administrativement le droit de trouver ce disque bon : noise-rock en préfixe systématique, et toutes flamberges au vent ces creuses idioties que sont "post-punk" voire presqu'à coup sûr mon préféré, le savoureux "synth-punk"...
Synth-punk. Sérieusement.
John Carpenter a pas pu venir ?

Bref : on s'en fout ? on s'en fout.
Succulent disque de musique ; plus précisément, juste histoire de voir au moins ses pieds, de batcave qui réconcilie ce qui ne s'est jamais fâché, bien entendu : Virgin Prunes et Sheep on Drugs. Absolute Body Control est invité aussi, et Clockcleaner, et Plastic Noise Experience. Laissez donc le noise-rock, il est très bien là où il est. Et laissez Death to Pigs dans la poubelle, voulez-vous ?

Furze : Baphomet Wade

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Dans le genre trucs d'apothicaire pour se filer un coup de fouet, ça réveille autrement mieux que Botanist depuis quelques disques au goût de camomille au vinaigre. Là on est plutôt dans le jus de citron pur.
Black metal qui ne rappelle que Lugubrum et Diskord.

Bon, d'accord, et un peu Lust et Urfaust. Et Darkthrone. Et Rites of Thy Degringolade.Et The Wizar'd et Rudimentary Peni. Et Lightning Bolt et High on Fire bien bien compactés ensemble.
Du beau linge, en effet. Vous n'avez qu'à les imaginer tous entassés comme une portée de chats dans un sac, battus comme plâtre jusqu'à obtention d'un jus bien concentré.

Médiéval, hystérique, caustique.
En guise de dernier avertissement de ne pas écouter cet album n'importe quel jour et à n'importe quel moment d'irritabilité de vos oreilles : ceci peut être considéré, à défaut de black metal, comme un pic de buck-metal.
M'enfin, si vous voulez mon avis le plus strict : ça ne m'étonne pas que Fenr…

Run Dust : Supermarché

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La délicieuse surprise qui nous arrive là de chez la famille Mondkopf. Une petite chose qui possède le même sublime grain idm-hop au fréon que ce disque d'Actress, là - sauf qu'à la différence de Ghettoville, Supermarché n'est pas un hologramme, mais que ce saisissant rendu sonore est ici non pas une plate représentation, mais un vrai relief ; qui donc recèle d'évidentes profondeurs - voire de béantes, avec ce que l'association des deux termes peut vous laisser soupçonner, mais pourtant accueillantes, généreusement.
Des anfractuosités où les jeux d'ombres et d'aplats minéraux peuvent d'un granuleux instant à l'autre suggérer autant la modeste majesté tectonique du Shocking Hobby de Speedy J que, toujours au rayon breakbeat organique, la caustique fantasquerie et la douce psychose de Seal Phüric, ou d'Acid Kirk et toute la canaille de chez Ambivalence - où la rocailleuse agilité des breakbeats irradie la même grâce que les morceaux de Techno Ani…