vendredi 12 février 2016

LOA : RRR

Tu veux savoir à quel point Type O Negative est vraiment un truc de dépressif, et ce qui se cache véritablement derrière tout leur humour délicieusement raffiné, leur fougue psyché-pop et leur amour pour le fantastique goth ? Tu veux savoir à quel point des parents peuvent merder et instiller l'envie de mort et la vulnérabilité d'être enfant à perpétuité chez une âme ? Tu veux savoir comment on peut en arriver à être prêt à péter la gueule à Ian Curtis et à tout ce qui se mettra en travers de ton chemin vers la corde accrochée au plafond ? Tu veux mesurer à quel point il est miraculeux, et la preuve de l'existence de dieu en lui, que Life of Agony ait sorti un album sublimement désabusé et doux-amèrement rock tel que Ugly, et que Keith soit aujourd'hui une radieuse Mina ? Comment du hardcore dépressif invraisemblablement sinistre avec des textes d'une franchise désemparée, désespérée, limpide, peut être plus insoutenablement violent que toutes les armements nucléaires qui vont immanquablement paraître chaque semaine à venir dans l'actualité musicale ? Tu veux apprendre quelle est la définition du malaise, de l'impudeur et du glauque - et l'entendre pourtant sous la forme du croisement le plus impossiblement, bovinement groovy qui soit entre Black Sabbath et Biohazard ?

2 commentaires:

Little-Axe a dit…

Du type O sans l'humour ou les blagues salaces, parce qu'il y a rien de drôle dans la douleur. Du biohazard qui en a rien à foutre de survivre dans la rue, de toute façon la vie c'est de la merde. Le chaînon manquant, comme je le dis souvent à propos de ce groupe, et donc essentiel.

gulo gulo a dit…

EXACTEMENT.