mercredi 16 mars 2016

Iggy Pop : Post Pop Depression


Un western de la tombée du jour rouge, avec des fantômes qui se cherchent en titubant dans les rues désertes d'une ville-fantôme aux frontières du Mexique, et se flinguent en des duels hébétés où aucun ne pige qu'il en pourra jamais dessouder l'autre - dessiné par Ralph Bakshi.
Homme apportant ce qui manque de cartoon à Pop, Pop ce qui manque de Berlin, de joues efflanquées, de nuits blanches grelottantes dans les rues de NYC à 3 heures du matin et de descentes d'amphés encaissées, à Homme. Comme un air lointain de disque de Patton si Patton se rapprochait moins de Raul Julia que de Vincent Gallo, et au passage le disque mériterait de sortir sur Ipecac juste pour être dans le même catalogue qu' Ectopia.
Ce qu'Iggy a de meilleur, à savoir évidemment son aura de momie vieux comme le monde, mais pour une fois (deux, en fait, pour être tout à fait exact) lavé de ce qu'il a de pire, à savoir évidemment son cabotinage de momie vieille comme le monde : rajeuni, décapé qu'il est, encore une fois, par le juvénile regard allumé cartoonesque d'un Josh Homme pour sa part au meilleur de son jeu de guitare acide, lavé quant à lui, par ou pour Iggy, de l'excès de glucides qu'il peut parfois afficher (quoiqu'il ne soit pas sans attraits).
Le disque d'Iggy ; celui qui suffirait à donner un sens enfin à son existence, peut-être même si The Idiot n'existait pas. Inutile de dire que quelqu'un qui ne sauve même pas Raw Power ne l'a pas vu venir, celui-ci ; et se voit bien le voir revenir à la fin de l'année, vu comment la petite chose commence tout doucement à s'acheminer vers l'élancement aux tempes.

1 commentaire:

Raven a dit…

s'enchaîne nickel après le dernier Queens... ou The Idiot. J'y trouve la même ambiance que le premier morceau de Clockwork, étirée, pour l'instant je le trouve morose, rance et collant, porte assez bien son titre. Joshua a fait du bon boulot.