jeudi 31 mars 2016

Ritual Chamber : Obscurations (To Feast on the Seraphim)

Comme l'excitante et inquiétante surprise de tomber, en farfouillant dans la poussiéreuse bibliothèque de la Miskatonic University, sur une étrange gravure du XIXème siècle qui semble représenter, avec le style un rien naïf de l'époque, une chose grotesque et hideuse qui ressemble à s'y méprendre à Portal. Comme se promener nuitamment, sans savoir si l'on rêve ou non, dans un manoir désert de toute vie tangible, dont une aile a pour nom Coloured Funeral et l'autre Necrovation. Qui suinte un désespoir sordide et néanmoins mal intentionné à votre égard, qu'il ait ou non les moyens de ses ambitions. Une peur qui a le vin triste et des crocs tranchants qui lui poussent un brin anarchiquement sur une mâchoire légèrement surdimensionnée, mais avec une sorte pourtant de manière guindée, compassée, archaïque qui lui nimbe tous les gestes. Une sorte d'art d'être théâtral tout en ne dépassant jamais le degré de conviction du maugrément saturnien, mâchonnant en vain des incantations dont il ne retrouve jamais le fil, noyauté qu'il est par une forme d'Alzheimer mal embouché.
Beaucoup de charme.

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