vendredi 20 mai 2016

Usé : Chien d'la Casse

Aujourd'hui, il paraît (oui : encore) qu'on appelle cela de la synthwave et je n'ai jamais compris ce mot (oui : non plus), mais peu importe, c'est sans aucun doute (si si : sans ironie) que je suis aigri, réactionnaire, et en deuil de toute forme de souplesse - et j'aurai sûrement d'autres occasions prochaines, justement, de défouler une aigreur récurrente envers toutes ces étiquettes neuves dont on veut camoufler le gothique par les temps qui courent.
Quant à moi donc, pour ce que ça vaut (c'est à dire non un débat sans utilité, mais une description de Chien d'la Casse) c'est de la dark-wave de punk ; du punk de train-fantôme si vous préférez ; du Das Ich ou du The Eternal Afflict de vieille fête foraine insalubre désaffectée - mais non dépeuplée, surtout à la nuit tombée ; du Calva Y Nada repris par les dégénérés de LoGre. Du Sexgang Children d'apache arraidi à la colle.
Tout sauf quoi que ce soit à voir avec Peturbator, donc, qui est du Leaether Strip (voire du Suicide Commando) pour les estomacs intolérants au gluten. Après, si vous tenez à tout prix à baptiser cela synthwave, synthpunk ou post-punk, comme tous ces hétéros convaincus qui n'ont jamais vu la couleur d'une autre bite que la leur... Demandez donc à Eldritch, Murphy ou Ballion, tenez, s'ils ont la moindre idée de ce que c'est que le post-punk - ou le gothique tout aussi bien, d'ailleurs. Le post-punk, que voulez vous, je trouverai toujours ça au mieux approprié pour les musiques qui manquent de sexe, et un peu tristes - comme le post-coitum, probablement.
Ceci, présentement, s'appelle du punk ; ça veut dire cru, en anglais. Puisque ça collerait au poil pour une veillée funèbre du cadavre de Stupéflip animée par les Tétines Noires en pleine débourre dans un vieux squat pisseux de la France Occupée - un peu, mon neveu ! - ça collera pour Usé.

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