vendredi 17 juin 2016

Haust : Bodies

Bodies, c'est l'histoire d'un groupe de black metal, qui n'existe déjà pas tellement il est ravagé, mais un croisement, avec un bon patrimoine de vainqueur, qui cumule tout ce qu'il y a de plus dégénéré chez Absu, Mayhem, Ride for Revenge, Khold, Carpathian Forest : vous situez le genre - et qui tombe au coin d'un bois, pendant une maraude l’œil allumé et l'estomac en bandoulière, sur les Virgin Prunes, tout affairés à répéter If I Die I Die.
Comme on fait son lit on se couche, ou un truc du style, et à l'image du loup dans les comptines, les pandas se frottent les mains, se pourlèchent les babines, et s'apprêtent, en gloussant de vilains ricanement de vargs norvégiens, à tomber à bras raccourcis sur l'autre bande de travelos pour les boulotter tout crus.
Plusieurs heures plus tard, c'est épuisés qu'on les retrouvera, mais incapables de s'arracher à une partouze cannibale plus infâme que n'importe quoi qu'ils aient jamais pu rencontrer dans leurs vies de chevelus convaincus d'être au top de la dépravation et de l'ordure ; ébouriffés de découvrir à quel point "païen" est un truc encore mieux même que ce qu'on leur avait toujours raconté, bien moins encombré d'obligations de médiévisme et autres fétichismes un peu ridicules, et bien plus toxique et décapant, aussi.
Les yeux leur sortent du crâne, le cœur des lèvres, et tout ce qu'ils ont de meilleur comme passion et feu essentiel au fond d'eux de leur dégouliner en purée scintillante par les oreilles, tout naturellement, tandis qu'ils dansent comme des derviches cul-de-jatte avec les enfants-loups en pleine célébration du Grand Crotalito.

Si tout ceci est trop ésotérique pour vous, dites vous que, sous le cruel et impitoyable regard des sciences exactes, Bodies est à l'intersection de Songs about Fucking, Monumental Possession et Iron Fist.

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