vendredi 3 juin 2016

Horse Latitudes : Primal Gnosis

"Que de chemin parcouru !", comme on dit dans les milieux spécialisés... Que l'on songe seulement aux débuts du groupe, et de son sympathique quasimodoom plus ridicule que réellement beau dans sa difformité boiteuse ; et que l'on contemple... ceci. Cette prodigieuse et terrifiante chose.
La meilleure façon possible de s'inspirer de Reverend Bizarre, lorsqu'on ne s'appelle pas soi-même Sami ? Comme si qu'Opium Warlords, à force de chercher l’illumination et l'Esprit imprudemment tout seul sur les hauts plateaux, qui ne sont pas désertés par la vie sans raison, avait finir par faire une mauvaise rencontre - le fameux ours des cavernes-garou - et voici donc contée l'histoire de sa lente et horrible incubation. Croyez-moi, ils se sont pas inspirés du film avec Jack Nicholson. Qui dit Opium Warlords dit religieux, et pour sûr Primal Gnosis est aussi imposant rayon austère terreur sacrée, qu'une version aussi médiévale que brutale de tout ce qu'a tenté Swans depuis Soundtracks for the Blind... Joy Division, Beherit et Burzum s'y font engloutir dans l'immense nuage noir d'orage qui s'amoncelle au-dessus du sommet du monde, dans cette sorte d'aïeul mythologique de l'hiver nucléaire ; le doom qui dévore tout, dans une gaieté générale digne d'une version rituelle du Berserk de Kentaro Miura.
On va pas s'éterniser plus que nécessaire : vous l'écoutez, c'est tout.

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