samedi 30 juillet 2016

Converge : All We Love We Leave Behind

Bien sûr, que le disque a, pas qu'un peu, des allures de Big Converge Show de l'emoSlayer Violence Héroïque - déjà vu Jake jongler avec son micro ? déjà vu la dégaine de tough Dave Grohl de Nate Newton ? alors vous voyez ce que je veux dire.
N'empêche que ça marche. Les aspirations stadières, abordées, différemment mais notablement, sur No Heroes autant que sur Axe to Fall, sont ici totalement endossées et engrangées dans une disposition globale de maîtrise totale de sa palette et de sa musculature - ce qui veut dire qu'enfin, après les deux maladroits albums précédents, on retrouve l'incisivité et le venin qu'on est en droit d'attendre de Converge ; mais nouvellement mariés, pour un mieux-disant décoiffant, à une véhémence pop qui ridiculise instantanément tout ce que après quoi Trap Them court désespérément pour l'avoir tenu brièvement le temps de Darker Handcraft. - sauf que Converge, dans leur recette magique pour faire de l'entombed-pop, ajoutent une bonne épaisseur de peau de citron étiquetée Kill Sadie : ça relève drôlement , ça donne du peps comme on dit dans le jargon télé-culinaire, ça évite l’écœurement si prompt à se déclarer devant les plâtrées rockin'swedecore ; et puis ils ont Ben la Bourrasque, c'est à dire la réincarnation de Des Kenzel en stroboscope : ça change pas mal de choses, lorsqu'il s'agit de passer au palier supérieur, celui où on est tout seul à surplomber les autres, kiltran.
Ca n'est pas aussi traumatisant que You Fail Me et When Forever Comes Crashing, qui restent intouchables d'ailleurs cela même Converge le savent, et ils n'y touchent pas ; mais ça met la super patate et l'envie de mordre, éventuellement sa propre jambe, à égales doses.

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