mardi 9 août 2016

Ghold : PYR

Comme qui dirait que Ghold ressemblent de plus en plus à Neurosis, plus précisément à Enemy of the Sun, et plus précisément au milieu de ce dernier, là, la partie encore plus âcre et désagréable que le reste - et encore plus précisément au coin en bas à droite de l'arrière de la pochette de l'édition originale : le logo Alternative Tentacles, voilà, vous y êtes.
Quand la très grande majorité de leurs héritiers prend Neurosis pour un groupe mélodramatique, emphatique, quasi-lyrique, il est bon d'en tenir un qui se rappelle que Neurosis - lesquels l'ont un peu oublié aussi - a été un groupe qui vous déverse des brandons, de la cendre et de la limaille de merde direct dans le cerveau par les canaux à cerumen ; un groupe qui vit dans la poussière d'un bidonville de Calcutta ou Bombay. Ghold sont tout sauf un groupe à riffs ; bien plutôt une version cauchemardesque, obèse et sacrée de Lightning Bolt (oui car après tout, pourquoi pas un groupe de noise rock, puisque le genre est poreusement limitrophe autant avec le rock industriel qu'avec le psychédélique ?) ; et PYR une liturgie qui consiste à cogner comme un sourd, à battre comme plâtre jusqu'à vous en faire gicler l'âme du corps, comme on la vomit par les pores à longs jets d'urine trouble à en charrier des copeaux de rouille.

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