mercredi 14 septembre 2016

The Wounded Kings : Visions in Bone

Le doom (traditionnel, s'entend : je ne vous parle pas de monoriff accordé en tough-drone majeur, c'est triché) peut être une rigoureuse dégelée ; comme se faire démolir à coups de canne par un cadavre en redingote et qui glousse, au détour d'une ruelle dont les flaques scintillent comme dans un conte fantastique. Ou comme on redonne une fraîcheur à l'expression "mettre une danse". Ah çà ! pour valser, ça valse.

La version officielle de l'histoire a beau être que l'album n'était pas supposé être la conclusion des Wounded Kings, difficile de ne pas le voir comme expulsé en tant que tel, tellement sa longue et langoureuse éruption de violence liquide ressemble à un feu d'artifice et un grand rire final, où se condense une énergie suffisante à plusieurs vies d'un groupe, et si celui-ci avait l'intention de continuer après ça, on ne peut qu'être perplexe - et avide - quant à savoir la suite qu'ils imaginaient à pareil disque, même vaguement. Visions in Bone, on ne me l'ôtera pas de l'idée, n'a pour seuls vagues parents que des disques de groupes qui tiraient leur révérence et un feu d'artifice par la même occasion, en plein dans la bouche de leurs auditeurs - nommément ? Ramesses et Pulling Teeth.

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