mardi 1 novembre 2016

Hail Spirit Noir : Mayhem in Blue

Voilà un titre qui fait un joli programme, en soi, mais je n’ai aperçu Mayhem nulle part, ni d’ailleurs beaucoup de bleu non plus.
En revanche, j’ai de mes yeux vu, on voit d’ailleurs bien mieux avec les pupilles convenablement agrandies à la taille d’assiettes de lait pour le chat de Cheshire par le truchement d’une bolée de mexicains – au coin du bois, entre les troncs des champignons géants, Dodheimsgard et Flying Pooh qui faisaient subir pis que pendre à Opeth, le faisant grimper à tous les rideaux, bramant tout le jazz qu’il sait, à en perdre haleine et encore après, les yeux révulsés, implorant merci…
Putain de bordel, le disque qui est à la fois A Umbra Omega et Monumental Possession, on l’attendait pas, et il est là, bon sang de bon soir, on va faire quoi ? On reprend une poignée de champignons, non ? Advienne que pourra ? Même si dans la fournée il y a aussi Beyond Dawn qui se tape une hallucination des années 20 dans les ruelles canailles de Pigalle – où dans la pénombre, l’espace d’un instant, on a cru voir reconnaître Dan Nakamura et Michael Patton occupés à d’obscures manigances ?
Bon, après, certains rencontrent Crotalito, d'autres le rencontrent pas, comme on dit... Si vous préférez aller vous tirlipoter sur le nouveau Deathspell Omega je ne vous jetterai pas la pierre : moi les dissert' de philo j'ai jamais compris comment ça marchait, ni la philo du reste ; c'est dommage puisque, crois-je comprendre, c'est censé faire accéder à la même chose que me procure le rock'n'roll, surtout botanique tel qu'est celui de Mayhem in Blue : l'éternité.

2 commentaires:

Raven a dit…

Maurtèle

gulo gulo a dit…

Il ne t'a pas échappé que le premier album aussi, je gage ? Sa pochette plaide pour lui bien plus fort que tous les tâtonnements verbaux, de toutes manières.
Celui entre les deux, en revanche...