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Affichage des articles du décembre, 2016

Ecce 2016

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J'aurai essayé, encore une fois, de me limiter - non pas en-dessous de 5, ce qui est du plus haut ridicule et difficile sans s'obliger à établir un barème mathématique totalement incompatible avec son objet, ou alors être atrophié des sens, de naissance ou par vieillissement prématuré - mais simplement pour, encore et toujours, ne pas risquer de diluer le message avec des albums simplement excellents (tels que ceux de Fange, Seremonia, Ghold, Hipoxia, Bölzer et tant d'autres beautés qu'on eût voulu honorer, et qu'il a fallu pourtant  se rompre le cœur à remiser en coulisses) ; la fournée 2016 ne l'aura pas vu de cet œil. Pour une bonne moitié des disques épinglés ci-dessous, je me suis exclamé une fois ou l'autre, en mon for intérieur humilié : "Merde, cette fois le voilà l'album de l'année !". C'est assez dire combien l'expression, au singulier, n'a pas de sens à mon sens.
Une année pleine de Finlande, ainsi qu'on ne peut…

Dead Witches : Ouija

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En étant méchant, le disque de Dead Witches est tellement creux qu'il sonne comme le disque de bubbledoom que ferait Jack White (rien que pour la pochette, ils l'ont méritée, celle-là ; en même temps nous on aussi on a mérité ce qui nous arrive : rien qu'à la pochette on aurait dû passer très au large) s'il décidait de tenter sa chance et rafler la mise dans le doom - alors que Mark Greening.
En étant gentil, creux ou vide peut se voir comme une qualité, lorsqu'on parle musique de cimetières et de populations aux cavités oculaires généralement... En étant de bonne humeur et composition, Ouija sonne tout à fait comme le disque qu'Electric Wizard n'a pas tout à fait réussi à sortir, manière de croisement entre la forme de Dopethrone et le fond de Time to Die ; Ouija sonne comme le disque qui est en train de tourner chaque fois que vous rendez visite à votre dealer, ou à votre pote fan d'Electric Wizard - c'est pas le même ? oh, puis c'est vous et …

OvO : Creatura

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Il existe une intersection entre Skinny Puppy (les auteurs de Too Dark Park, je sais pas si vous avez entendu parler ? un de ces mecs a sorti un album appelé Devil in my Details ?), Diamanda Galas et Made in Mexico. Si, si.
Elle se situe au fin fond d'une forêt, comme vous vous en doutez, et comme vous vous en doutez les noms de Gnaw, Cut Hands, Mombu, Haus Arafna, Hecate et peut-être quelques autres - sont subsidiaires et sub-entendus, une fois qu'on commence à visualiser géométriquement comment l'affreuse chose se peut : affreusement.
La chose pourrait presque, par endroits, sembler être parue chez Fich-Art, mais elle est italienne, et ce n'en fait que la teinter d'un maléfice propre, inédit à Bielefeld.

Verdun : The Eternal Drift's Canticles

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Petits veinards : vous avez droit à la « chronique du recul », dont n’a pas bénéficié le site spécialisé.
Alors, pour sûr davantage qu’alors, je vois ici ce que je voyais dans la démo de Verdun : du Neurosis et du Electric Wizard en masse – en masse parce qu’en toute candeur, ils ne se dissimulent pas, et du reste pourquoi auraient-ils à le faire ? mais ne sautons pas les étapes ; les riffs et les cadences me paraissent moins extra-terrestrement liquides qu’alors. Mais ce que j’entends, surtout, c’est ce que j’entendais déjà dans leur démo... poussé ici à un nouveau paroxysme – Verdun a toujours joué au paroxysme, il se trouve simplement que leur paroxysme se hausse avec les années – à savoir les très lourdes volutes malades de hardcore psychédélique. Puisqu’on est dans le journalisme musical, vous vous rappellerez aussi comment j’ai dit depuis la première fois, quand je n’en connaissais aucun sinon de vue, que ces petits gars-là sentaient le putain de potentiel. Sans faire …