mardi 3 janvier 2017

Lingouf : Quatuor Solitaire

En lévitation. Flottant librement, entre techno et electro... Aucun des deux, et encore moins de leurs subtiles nuances, n'est à la mode, ça tombe bien, Lingouf n'a jamais eu cure de... qui que ce soit, en fait. Lingouf trace sa propre route. Libre. Sa techno l'est, riche de ses penchants de plein air comme de ses ascendances belges école Reload Records, de sa house, de ses racines EBM, et son electro l'est aussi, magnifiquement narrative comme peut l'être la dark-wave la plus boursouflégriffue, car cela sied à merveille à la part d'enfance (donc de monstruosité) et de féerie (certains savent peut-être ce que "fée" désigne, du reste) si forte chez Lingouf ; ici davantage que dans de dernières sorties presque ostensiblement (on parle quand même de Lingouf) conceptuelles, réconcilié avec une simplicité qui n'avait peut-être jamais été aussi candide, rayonnante ; poétique à la hauteur d'un Orbital qui aurait dépassé de loin ses propres plus grands jours.
Lingouf, encore, toujours plus, le seul à savoir faire pousser des fleurs sous le Thunderdome ; de belles et pétillantes asphodèles ; et la grâce de germer au milieu des bassdrums.

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