mercredi 22 février 2017

Crucifix : Dehumanization

Université de Bordeaux One - Département de Psychologie Clinique
Séminaire "Contresens et Susceptibilité – Learn it the Hard Way !"
Cinquième conférence : "Crucifix, le Désir d’Extermination à l’État Pur"

- …"Crucifix, c’est une machine de guerre", pourrait-on tout d’abord penser. Mais, en fait, non : Crucifix est une machine de machines de guerre, chacune plus puissante que la coalition de toutes les autres. Un implacable essaim de haine semant mort et destruction partout sur son passage. "Une machine de machines de guerre infernale, lancée à 100 km/h", pourrait-on alors précipitamment conclure. Mais, en fait, non : Crucifix est une machine de machines de guerre infernale lancée à pas moins de 140 km/h, faisant fi des radars et se riant des contraventions. C’est l’arme absolue, la suprématie totale pour qui la possède. Des hameaux rayés du cadastre en un souffle ! Des mégatonnes de bombes déversées en un claquement de doigt ! Des territoires ennemis rasés jusqu’aux couches géologiques les plus profondes le temps d'allumer une cigarette ! "L’herbe ne repousse pas sur les roches métamorphiques", disait Nietzsche et il avait bien raison (…) Dehumanization, c’est aussi la chaleur des frères d’armes auprès du feu de camp. Le soir venu, après une journée bien remplie, on échange des plaisanteries grivoises en trinquant dans des crânes d’enfants. La conscience du travail bien fait, les cartouchières se relâchent. Les corps, jusqu’alors opprimés dans des treillis trop étroits, se détendent. Les chaussettes respirent. "Dehumanization, c’est le repos du guerrier", pourrait-on penser. Mais, en fait, non et c’est précisément là où je veux en venir : Dehumanization, c’est le repos du guerrier entre guerriers. Lorsque la camaraderie virile change de nature. Lorsque la soumission au chef devient sexuelle. Lorsque les étreintes entre garçons se…
- Monsieur, Monsieur, Professeur Cousteaux
- Qu’y a t-il, mon jeune ami ?
- Monsieur, il semble que vous fassiez fausse route, qu’au contrai…
- Que voyez-vous, là, posé sur mon bureau ?
- …
- Que voyez-vous, là, posé sur mon bureau ?
- Un, un pistolet, pourrait-on penser.
- Quel modèle ? Quel calibre ?
- Je, je ne sais pas.
BLAM, BLAM, BLAM.
- D’autres petits malins, non ? Tant mieux ! Alors c’est tout pour aujourd’hui. N’oubliez pas que la semaine prochaine notre dernier rendez-vous, "De Vikernes et du Contrat Social", est avancé à 14h. Merci de votre attention.

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