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Affichage des articles du juillet, 2017

Brian Case : Spirit Design

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"Ah ben voilà" ; ou encore : "Que se passe-t-il lorsque" un gus dont le groupe de rock s'échine un peu en vain à égaler le minimalisme et la sévérité dont est capable la techno - se décide enfin à donner dans la techno franche et pure ?
Le gonze des prometteurs - ascendant frustrants - Disappears met au jour le filon d'une techno (appelez cela bass music si vous êtes jeune) qui reprend directement les choses où les a laissées Second Layer - un très gros rhume, ça aide - et les catapulte directement dans le futur où il vit déjà : un qui tient beaucoup de 2001 : Odyssée de l'Espace, pour le niveau de festif et de légèreté de l'âme, si vous voyez ce que je veux dire.
La cold-wave et la techno ont beaucoup à se raconter mutuellement, ce n'est pas d'aujourd'hui qu'on le sait, mais ce n'est jamais fini, et l'on n'a jamais fini de s'en délecter - pour peu qu'on aime frissonner de fièvres glacées, et écouter …

Wolfkhan : Cyber Necro Spirituals

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De la dark-wave à forts relents, combinés, de C.A.I. 777, Calva Y Nada, Limbo... de la meilleure possible, bien biscornue, heurtée, gibbeuse et ombrageuse, ainsi qu'il se doit, donc ; mais exécutée par des types sortis d'un groupe de metal ingrat quelconque, dont le nom importe peu - d'ailleurs je l'ai déjà oublié, un truc du style Thy Blaze of Azazel Pandemonium, casez un K quelque part démerdez vous - et c'est exactement comme ça que ça sonne : dénué de tout trop-plein testostéronal de personnalité à affirmer côté metal, juste ce qu'il faut d'animalité en bagage, un peu à la manière de Wolfpack 44...
Mais alors un hirsutisme dont la transposition, et la transmutation, s'avère parfaitement réussie, puisqu'en résulte que le disque tour à tour et sans résoudre son ambiguïté évoquera Punish Yourself, que j'ai vu cité ailleurs, pour son côté primitif et dionysiaque, ou bien Mother Destruction, pour la sourde exaltation celtique de son chamani…

Undergang : Døden Læger Alle Sår

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Alors là, dans le genre nauséeux, on aura du mal à faire mieux. Avec une pareille basse - un tuyau d'échappement qu'on vous donne directement à téter, plutôt - on ne court guère de risque de mal faire, pour sûr - mais pour être sûr Undergang en seconde l'effet avec une guitare chaude et clapotante comme la deuxième vague de gerbe qui monte tranquillement, réconfortante, accommodante, enveloppante ; et le triple avec une abondance de tempos popo typés goregrind, idéaux pour parachever le mal de mer que procure une virée sur les mers jaunâtres de la bile et des grumeaux ; et puis, bien entendu, il y a la voix de Mikkelsen, comme un long et morne rot qui marmotte du début à la fin de l'album, brûlant et réconfortant lui aussi, qui vous berce de ses histoires de flaques de vomi, de vers qui grignotent, de fluides qui dégoulinent lentement le long des murs
C'est bien simple, l'affaire est tellement rondement menée, que même un solo étincelant, arrivan…