dimanche 15 octobre 2017

Arkhon Infaustus : Passing the Nekromanteion

État des lieux : que reste-t-il de ce groupe de black/death, dont le potentiel odorant ne s'est réalisé qu'une fois en tout et pour tout, sur un Orthodoxyn qui parvenait à jouer du death metal vicelard (ce qui en soi non plus n'est pas tout à fait inouï, le death étant bien souvent beaucoup plus concupiscent que le black) mais de façon pompeuse ?
Le mec de Diapsiquir : parti où l'on sait, emportant avec lui avec l'ostentation que l'on sait sa part du son Arkhon "signature".
Le batteur : parti on ne sait pas trop où (vu qu'on n'a jamais eu le moindre intérêt pour un truc comme Crystalium, d'ailleurs on n'a même pas envie de vérifier s'il faut l'écrire avec un K plus totalitaire), mais on voit très bien aujourd'hui comment son remplaçant essaie - eh, ma foi, de le remplacer, en jouant tant bien que mal la bestialité à la façon symphonique.
L'autre petit type : c'est autrement plus discret qu'en ce qui concerne les guitares revendues à Kickback, mais on s'en rend compte en réécoutant Jacob's Ladder : il était essentiel, au moins autant que le Banlieusard, à ce qu'Arkhon pouvait irradier de vice, de sordide, de suintante absence d'espoir ; plus, même, d'ailleurs il n'est plus dans Hell Militia non plus et c'est bien triste.
Que reste-t-il, donc ? Un type qui se fait appeler Deviant Von Blakk, anciennement DK Deviant si je ne m'abuse (toute glose sur le nombre de K dans les divers groupes et dénominations auxquels sont mêlés ces divers mecs, les rapports entre ces nombres, et ce qu'ils dénotent, ne regarde que vous, je n'irai pas sur ce terrain-là), qui pérore partout avec un dédain hypra-misanthrope dont il s'est fait une profession, qu'Arkhon Infaustus, à Dieu ne plaise, ç'a toujours été lui et lui seul.
Diantre. Admettons : cela fait sens ; cela explique pourquoi le groupe n'a jamais dépassé le "sympathique" ; les seules choses qui s'en exprimèrent parfois auraient été des moments d'inattention de sa part, où il laissa ses subordonnés commettre du non-Arkhon - les cons. Que reste-t-il avec lui ? Une armature. Des murs, des poutres, ce que vous voulez : une maison vide, où l'on entend souffler le vent. On entend le creux, on entend l'absence, on entend tous les endroits où manque ce qu'aurait joué l'un des trois individus cités plus haut : certains, où le petit fat affabulateur essaie de les remplacer par des imitations de son cru, d'autres où simplement il ne fait que laisser parler son absence de propos, de verve, de talent. c'en est presque embarrassant, de le voir ainsi se pavaner en ces lieux déserts.
L'on a l'air haineux, peut-être, comme qui a des comptes à régler, pourtant on ne l'est pas une seconde, à écouter ce disque dont on n'attendait rien, et savait tout ce qu'il y avait à savoir rien qu'en posant les yeux sur sa pochette : amusé, plutôt ; à condition, bien sûr, de ne pas insister trop longtemps - Dieu ! que ces morceaux sont longs, pompeux, satisfaits - et creux. Dans le genre, je préfère aller me chercher un sac de pop-corn, et me taper un marathon Nile.

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