lundi 16 octobre 2017

Meyhnach : Non Omnis Moriar

Du black tel qu'on le verrait bien s'attirer l'assentiment et le respect tant de Stephen Bessac que de Julien Barthélémy. Black metal ? Voire... Black quelque chose, cela du moins est sûr ; contrairement à tous les albums que j'ai tenté d'écouter de Mutiilation, la musique de cette araignée qu'est Non Omnis Moriar suscite, elle, le même sentiment que les extraits de Mutiilation qu'on peut entendre en illustration de Bleu Blanc Satan : celui d'entendre crachoter des malédictions en provenance d'un autre monde ; et de les entendre encore porteuses de ce même germe de misère, qui court de Peste Noire à Hell Militia en passant par Decline of the I et les débuts de Sopor Aeternus... l'essence du black metal. L'odeur du salpêtre, de la terre, et plus encore ; l'odeur de la dimension de l'envers du monde.

Et puis ? Et puis rien. C'est tout. C'est un peu simple ? Oui, c'est un disque simple. Il n'y a pas besoin de se compliquer la vie, lorsqu'on met au jour une matière aussi toxique, viciée, corruptrice, magnétique, que cette pâte-là. On la laisse s'exprimer, se répandre, s'imprégner, on fait durer les morceaux, on fait durer le disque, sur ce que les sots et les briques trouveront répétitif, simpliste, stérile. On ne les plaindra pas : ils n'ont pas de questions vaguement écœurantes à se poser, sur ce qu'ils aiment dans des disques comme celui-là, et dans l'état de misère cosmique où ils vous propulsent.

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