jeudi 23 novembre 2017

Hypnoskull : Die4.Generation

Rayon retours de Patricks, 2016 aura été l'année de Leagas, 2017 sera celle de Stevens. Ouais, LE Patrick.
Le ronron d' Electronic Music Means War to Us 2 m'avait tellement émoussé que j'ai fait l'impasse ou tout comme sur Immer Wieder Nein, était-ce un tort ? Je ne suis pour l'heure pas en mesure de le dire.
Die4.Generation ressemble au premier album de Dive, avec ses tableaux d'usines dont le réacteur nucléaire se meurt en vagissant, grondant et ululant leur angoisse,  croisé avec la sourde, souple, féline menace du légendaire Revenge of the 50ft Monogroove ; à l'alien d'Aural Blasphemy catapulté en soirée house ; ou directement son prédateur alpha : à une sorte de Converter rôdeur-concasseur de l'époque Blast Furnace, mais avec les manières de loubard à sang froid d'un très bon Terence Fixmer, ... Il ressemble surtout à du Hypnoskull, évidemment - juste du Hypnoskull en très grande forme. Aussi souplement techno que toxiquement industriel. Les signes ne trompent pas : dès les premières notes, des fourmillements, d'aise et de gourmandise, vous parcourent, qui ne vont faire que croître en démangeaison de plaisir, par détonations successives, en parachutes lâchés sur votre réservoir à endorphine qui bouillonne en réponse, mais jamais n'explosera sa membrane, car Patrick est un maître qui sait faire savamment couver, frémir et mijoter, aussi longtemps qu'il lui plaît - et à nous aussi, bien volontiers, fussions-nous dans un club obscur ou en rase campagne, dans un champ boueux envahi par les capuches et les treillis. Smoooooth.
L'industriel n'est pas prêt de payer sa dette à Patrick.

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