mercredi 15 novembre 2017

Pantera : Reinventing the Steel

Toutes ces années perdues à ne pas écouter ce disque, pour des motifs pusillanimes tels que sa pochette, et aussi sa pochette... Alors que bon, vous avez déjà deux albums de Pantera dans vos étagères, c'est déjà beaucoup trop pour que subsiste quoi que ce soit de votre crédibilité au rôle des gens de bon goût.
Reinventing the Steel, c'est la garantie de la même profonde satisfaction qu'un Coca XXL bien frais sur un gros burger, rot y afférent inclus, ou d'un visionnage du Dernier Samaritain - le tout, d'ailleurs, étant cumulable. Pantera de tout évidence sont détendus, sans plus rien à prouver ni au rayon brutalité ni au rayon sombritude des choses, Far Beyond Driven et The Great Southern Trendkill ayant clos les débats sur ces points : ils peuvent donc se permettre cet album de pop-pantera, bien lisible, indécemment chimique dans ses sonorités de guitares - les nineties, ce n'est pas que le grunge, Acid Bath et Bloodlet, tout ça : c'est aussi Dimebag Darrell, et ce côté années 80 poussées encore plus loin... Le Dernier Samaritain, encore une fois -, bouncy comme du Meshuggah, le groove saccadé parfois jusqu'à l'absurde et au point où le groove se vautre dans le fossé (l'alcool, sans doute), primate à souhait voire plus, tout émaillé de cowbells et autres conneries texanes du genre... De partout dégobillant - la pochette ne mentait pas - de cette vulgarité qui est l'apanage du neo et de cette chose à peine plus crédible aux yeux du vrai métalleux digne, qu'est le groove metal - et de Pantera, qui avant tout joue du metal texan, une sorte d'équivalent pour redneck de la Miami bass, tout aussi direct et dénué de pudeur.
Bref et pour être un brin sentencieux afin de contrebalancer vaguement cette débauche de débraillé et de poil qui dépassent du slip ouais ouais ouais - Reinventing the Steel est au moins autant essentiel à un échantillonnage de la quintessence de Pantera que les deux autres, dont il est le presque beau pendant apaisé. Presque, rassurez vous.

4 commentaires:

Raven a dit…

Tiens donc. De vieux souvenirs celui-là. E, fait ça a été mon premier, y avait que celui-là de dispo dans le rayon de la grande surface (et un de mes tous tous premiers cds en fait). J'écoutais ça comme le premier Slipknot. Après je l'ai refourgué à mon petit frère qui est deux fois plus gros que moi. C'est moche ce que tu fais Gégé.

gulo gulo a dit…

Tu dis ça parce que j'ai utilisé la carte "Dernier Samaritain".

Raven a dit…

Elle a joué forcément. C'est vrai que cette pochette... et ton billet burger US confirme des souvenirs ni plaisants ni déplaisants du truc, sans tube limpide, juste con et bourrin, à foutre par dessus ses jeux vidéo (la pochette encore) pile à la même période je découvrais Jackass, Dirty Sanchez et autres conneries du genre sur le câble, bref ces émissions avec ces ados attardés américains qui se testent leurs limites de vrais mecs en se faisant latter les burnes par une machine à lancer des balles de baseball ou en bouffant le piment le plus fort du monde dans du coca-mentos avant de dégueuler puis de remanger puis...etc etc... c'est je crois cette musique qu'il y avait sur leurs vidéos des fois.

gulo gulo a dit…

Zéro tube, ouais, et tellement de moments oignons caramélisés, et d'autres bacon croustillants, et d'autres cheddar fondu... Aucun tube, mais presque que des ingrédients qui ravissent les pailles. détendu, quoi.