dimanche 17 décembre 2017

Drug Honkey : Cloak of Skies

Un sorte de suprême des ADN musicaux combinés de Justin KB & Mick H ; utilisé comme matériau pour édifier... une sorte de termitière-dépotoir, de nirvana dans la putréfaction en fractale, évoquant les ruines d'Angkor et quelque rucher de Babel dans un futur totalement sur-défoncé à la pollution planétaire. Un disque sculpté à même la béatitude végétale du drogué, à l'égal précisément de l'inénarrable Netrayoni, un florilège de textures et de métamorphoses de l'une à l'autre à éprouve, pulvérulence, dissolution, pullulement, effritement, beurre noisette, or en fusion, déglaçage au bourbon, corrosion, paillettisation, effondrement moléculaire, auto-dévoration, frugification... J'en passe et des meilleures, vous êtes je l'espère non-daltoniens.
Drug Honkey, en tout état de cause, continue dans Cloak of Skies - ce titre, qui à lui seul vous rend moite, chaud et tout avide de nuit tropicale... - de prouver que si Justin Broadrick et Mick Harris sont un don de Dieu à l'humanité, leur seule vérité à elle seule ne signifie pas nécessairement la tristesse d'une satiété sans issue, et la richesse de ladite floraison permet encore - pas à n'importe qui, bien sûr, mais à l'apiculteur talentueux comme ceux dont on parle - d'en distiller de quoi se mettre largement plein la lampe mentale, de sensations réservées aux dieux. Voire de le mettre à vieillir dans divers futs pour voir un peu le résultat.
Sérieux, avoir à ce point pigé, intégré, assimilé - être quasi-devenu Broadrick, et ainsi pouvoir accomplir des choses que malgré son don d'ubiquité le Prophète ne pourra faire, parce qu'il peut être en plusieurs endroits mais point partout, ni arpenter tous les chemins, surtout qu'il semble avoir choisi la direction du Pôle aux dernières nouvelles... C'est de la sainteté, je vous le dis.
Industrial chlorhydric ganja.

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