dimanche 3 décembre 2017

Serpent Warning : Serpent Warning

Un Reverend Bizarre sans une once de folie ; ou plutôt, pour le dire de façon plus appétissante, ce que le disque mérite bien : un Reverend Bizarre qui, pour éviter de succomber à sa propre folie, aurait pris les ordres, juré fidélité à la Croix, au Temple (et là d'un coup je capte enfin ce que la dénomination de "Templier" vient foutre dans Warhammer, tellement j'étais sur le point de parler d'une incarnation médiévale de Rogal Dorn), à la lame mate de sa sinistre épée, plutôt qu'à la bouche d'un pistolet.
C'est d'une beauté couleur ardoise, sévère, pétrie de l'âpre naïveté de la foi, comme sa pochette, et en prime le chanteur charrie comme qui dirait quelque chose du grain de Rob Halford, dedans sa sentencieuse désapprobation de cavalier à la triste figure qui s'avance sur les ailes du tonnerre au ralenti des sabots d'un canasson de guerre. Au point qu'en y regardant bien, on se demande bientôt si l'on ne tient pas là somme toute une forme de Judas Priest monastique.
Faire vœu de doom, ou quelque chose comme ça.

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