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Affichage des articles du avril, 2018

Godflesh : A World Lit Only by Fire

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Or donc, pour son retour parmi les vivants et le monde des hommes, Godflesh nous offrit en l'an de grâce 2014 son album le plus cyborg, le plus inhumain, le plus Terminator. En vérité je vous le dis, en 2014 Justin Kabé pour la première fois renonça à son humanité, cette chose qui faisait avec Killing Joke et le hip-hop partie des composantes majeures de sa musique dans Godflesh  ; Justin se mettait au ton militaire et aux chaussettes à clous.
Bon ; s'il n'y avait que cela, ce choix aussi étrange que tardif - et temporaire - on aurait tôt fait d'en revenir à la première impression générale de fatigue arthritique laissée par l'album, et de le mettre de côté ; mais il y a un peu davantage. Oh, pas beaucoup : seulement sur la "Forgive our Fathers" de conclusion cela devient-il autre que subliminal et demi-rêvé ; mais l'album est sinistre, voilà l'affaire ; sinistre comme rarement, à part Selfless qui l'était un peu moins car …

Chrch : Unanswered Hymns

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Ainsi donc, Herem n'étaient pas tout à fait tous seuls sur le créneau : je parle du funeral stoner. On remarquera, juste par espièglerie, que dans les deux groupes il y a une gonzesse, comme si être une bande de gars ne suffisait pas à mettre en œuvre cette délicate alchimie, à créer cette magie.  On s'occupera surtout de savourer - d'ailleurs, si vous n'avez pas envie d'attendre qu'un jour je me décide à parler des fabuleux deux derniers disques de Herem ici, vous pouvez aller directement prolonger le plaisir soulevé par Chrch en vous les procurant les yeux fermés - le délicieux breuvage. Le premier Chrch, vraiment, c'est tout pareil que Herem mais en pas pareil : comme si vous preniez la même chose, les mêmes illuminations, les mêmes appétits, les mêmes soupirs de manger le ciel, de s'en faire avaler par le crépuscule sanglant et brûlant - et vous changiez simplement un certain nombre de proportions, longueur, épaisseur et ainsi …

Godflesh : Post Self

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Je vais encore un peu raconter ma vie, ce que je ne fais, contrairement aux apparences, que dans la mesure où cela raconte également quelque chose du disque - mais une chose est presque sûre : je ne ferai pas de révisionnisme, en prenant tout soudain conscience que Post Self est encore d'un degré de plus lié à Selfless, en ce qu'il est le disque que j'attendais après Selfless (si ça ne vous dérange pas, on passe la partie calembour sur post-), qui avait marqué ma rencontre avec Godlfesh, d'autant plus suivi qu'il avait été dans la découverte par Slavestate et son au-delà du légendaire "Pefect Skin Dub" (ô combien d'écoutes béates et incrédules, englué dans une extatique torpeur cannabinique...).
Soit un disque de presque pure techno indus. Franchement, ce machin qui combine Andy Stott à Swans et Converter, mon Juju je l'en devinais capable dès 1994, c'est bien pour ça que j'ai forcément été déçu par le pourtant excellent Songs of Love and…

Ancient Lights : Ancient Lights

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Cela s'entend dès le début de l'album, qui commence très manifestement, et sans avoir l'air de chercher à le cacher une seule seconde, comme un groupe de types distingués qui se mettent, avec un profond, honnête et sincère respect de la tradition, ainsi que patiemment l'on effectue le geste banal et magique d'allumer un feu, avec une cordelette et deux brindilles, à faire monter dans les règles de l'art un rituel psychédélique ; les portes de la perception, la réalité qui s'irise, devient huileuse, le corps astral qui s'élève dans la musique des sphères et au milieu des galaxies... tout ça.
L'on se dit qu'on est dans un bon jour, que l'indulgence et les a priori favorables sont sûrement bien alimentés par la connaissance qu'on a, de la présence ici d'un individu nommé Adam Richardson. Cela fait long feu, pourtant, et se confirme de morceau en morceau : ce qui caractérise la musique d'Ancient Lights semble bien être l'exquise…

Moodie Black : Lucas Acid

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Peu de gens le savent, mais November Növelet sont de retour cette année, enfin, avec un album de hip-hop.







Non, désolé, vraiment, mais il n'y a rien d'autre à dire.
D'accord, ça me sauve un peu la mise puisque par ailleurs j'ai toujours trouvé compliqué de mettre des mots sur la musique de Moodie Black, qui n'est ni simplement massive et radioactive que ses similitudes avec celle de Dälek pourrait faire incliner à le croire - selon la pente de la plus grande facilité, ni simplement charnelle, fragile, torturée et à fleur de peau, comme sa similitude, légèrement plus insidieuse, avec celle de Planningtorock démange de la voir - mais les deux à la fois, à sa propre manière et celle de nul autre.
Mais c'est surtout que, au sens strictement musical, c'est très exactement ce qu'est Lucas Acid - étant bien entendu qu'il constitue bien moins mince exploit de le faire que de le dire, mais je ne suis pas commentateur sportif. L'album d'industrialgazeh…

Snakeskin Angels : Witchchapel

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Du heavy qui ne vole pas sa place sur un label black metal bien occulte, pardi !
Du heavy spectral de vampires baveux et un peu hagards. Une beauté fatiguée et translucide comme on les aime, au service d'une musique romantique comme du Danzig, chantée d'un geignement menaçant à l'égal de Roger Waters sur The Wall. Les mélopées sont douces, par endroits on confine aux Hellacopters - mais tout du long l'on sent que les officiants derrière ont les joues hâves, creusées par une ancienne et inextinguible famine, et une aussi ancienne habitude de côtoyer chaque jour la peste noire, à la façon de Tombstoned ; habitude qui les rend las autant qu'elle les rend dangereux, ainsi qu'en sourdine on le sent malgré la silhouette grêle qui est de mise partout, malgré les ritournelles enjôleuses par lesquelles ils semblent nous inviter à joindre leur innocente danse macabre.
Vous aurez été prévenus.

Chrch : Light Will Consume Us All

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Chrch, discrètement, humblement, mais farouchement - ce qui fait déjà deux bonnes qualités pour jouer du crust - se jouent des cases et les survolent ; de très haut. Crust, épique, à chanteuse : peut-être aussi n'est-il que logique, que Chrch ne soit complètement ni dans le SubRosa, ni dans l'Undersmile, ni dans l'Agrimonia, ni dans le Crowskin - tous groupes, du reste, qui sont déjà bien assez singuliers et musqués de leur personnalité, pour difficilement justifier que sur eux l'on bâtisse tout un genre de suiveurs, mais allez donc expliquer ça aux adorateurs de Neurosis tragiquement équipés d'instruments... Bref.
Puis de toutes les manières, Chrch a trouvé la parade infaillible, concernant toutes ces ornières stylistiques qui attendraient de les voir tomber : en allant jouer chez Neurot, donc jouer du Neurot, ce qui est un style en soi - un règne, disons, se déclinant dans différents styles : j'avais tout une théorie là-dessus, inspirée par l' Inversum d…

Wrong : Wrong

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Peut-être vient-ce de ce que j'ai vu leurs gueules, un peu comme avec Nothing - d'ailleurs, ce sont les mêmes. Toujours est-il que, quand bien même personne n'ira dire le contraire, Wrong c'est Helmet... Eh bien Wrong, ce n'est pas tout à fait pareil qu' Helmet.
Rien que le chant le résume, ce subtil petit truc : certes, ainsi qu'il a très justement et précisément été écrit ailleurs, ici l'on aboie comme Hamilton ; mais pas tout à fait comme un caporal-chef. Ou alors, un qui une fois démobilisé et rendu à la vie civile, n'aurait pas comme Hamilton retenu la discipline de fer comme sa meilleure et seule amie - mais se serait tranquillement laissé aller et mis à boire.
Wrong est du Helmet cool ; cela se traduit tantôt par davantage d'encombrements glaireux et d'artères encrassées dans les séquences orientées "entraînement", parce qu'avec la boisson on a repris les malbacs, tantôt par des cadences légèrement plus élastiques, déten…

Starkweather & Concealment : Split album

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T'en veux un autre, de nom de magicien ? Starkweather.
Présentement avec sous le bras leur morceau probablement le plus tech-death/thrash modulo-jazz, encore un petit cran même au-dessus de This Sheltering Night... Et ils te vous en font leur morceau également le plus sensuel jusqu'à nouvel ordre, le plus limpidement et lumineusement tel en tous les cas ; à cause de Resmini, bien entendu, qui délivre un récital comme on l'en savait capable depuis un bail, entre Boy George et Baba Yaga - mais aussi les guitares, elles-mêmes qui injectent à doses massives la brillance tech-death, et puis le batteur, aussi, qui accompagne de bon cœur les passages les plus krishna et vous fait fourmiller les pieds et le bassin d'envies de chalouper tout en balançant un encensoir et en distribuant les bénédictions alentour...
Une bénédiction, c'est bien ce qu'est la musique de Starkweather. Et une pluie de magie. Le morceau - oui, il n'y en a qu'un - dure trent…

Neurosis : Fires Within Fires

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Écrire sur Fires Within Fires sans pour la énième fois faire du air-règlement de comptes avec les zélateurs de Times of Grace... Je veux bien, moi ; mais est-ce qu'ils me facilitent les choses, les vieux enculés, avec pareil album de loups ? de fauves, de carnassiers au sourire d'une plénitude terrifiante ?
Faut-il être fada, pour trouver que Neurosis radotent et gâtisent... En vérité Honor Found in Decay est déjà derrière eux, avec son presque rockin' crust hardcore ; Fires Within Fires est pratiquement du rock ; du rock psyché de vieux barbus ventripotents... avec un tranchant. Pour le coup - et même s'il subsiste toujours un fossé sur la forme - je cesserais enfin de voir la différence entre post-hardcore et post-hardcore. Car, pas loin d'indubitablement, cette manière d'avec une musique quasi-rock, lisible, fluide et affable, jouer des morceaux redoutablement soul, et à la sauvagerie sourde mais prête à jaillir à tout instant - est ce qui caractérise aussi…

Memoriam : The Silent Vigil

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A la putain d'ancienne. La musique, c'est une bonne grosse base Bolt Thrower évidemment (je vous invite à trouver vous même l'histoire du groupe), avec de solides, roboratifs relents d'un succulent bouquet garni d'autres trucs de vieilles carnes qui ont pour nom Napalm Death, Paradise Lost, Axegrinder et Ruinebell. Le chant, c'est une distillation de Tommy Victor, Barney Greenway, Jaz Coleman et le jeune Broadrick. Ça y est, vous voyez de quel genre de musique d'ours cancéreux on parle ? Une musique qui du début à la fin paraît souffrir d'un point de côté, et néanmoins sur le point de vous sauter à la gorge pour l'arracher avec ses dents branlantes, entre deux respirations essoufflées et autres quintes de toux ensanglantées. Le problème étant peut-être que le disque peut paraître s'avérer, justement, un peu trop littéralement court en souffle, et sembler succomber à la sévérité de ses blessures avant son terme ; la fin en paraît donc un peu…

Wrong : Feel Great

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Disque fidèle à son programme avoué : du Helmet en acier brossé, joué par des mecs pleins de poil et de cambouis aux pattes (dégaines un peu à la Nothing, si vous voyez). Fort honnête et sympathique, au demeurant... Leur problème ? Soit, sur cette crête où ils sont, ils versent du côté propre et ça donne envie d'écouter carrément Helmet, qui sera toujours imbattable niveau propreté du coup de rasoir autour des oreilles (ou bien Torche, où certains d'entre eux ont joué), soit ils vont sur le côté patibulaire, où ils sont les meilleurs... mais arrive alors le moment, fatidique comme le couperet, où l'on songe à se mettre plutôt directement un disque des patrons de la taule : -(16)-. Comme on dit dans les milieux autorisés : "aïe".

Korn : Untouchables

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Les grands albums, vous en avez devant vous la preuve (juré craché c'est dans ce sens et pas dans l'autre que ça s'est passé) : on n'arriverait jamais à cesser d'en parler ; chaque fois qu'on les écoute, juste par plaisir - le même que celui de gratter une piqure de moustique.
Il y a Dirt, il y a The Downward Spiral ; et il y a celui qu'on prend toujours pour le triso de la famille, celui qui de toute évidence n'a ni l'hypersensibilité de ses aînés parce qu'il aime le skate, le basket-ball et les survêtements de très mauvais goût, ni leur mégalomanie obligatoire puisque pas leur virtuosité insolente, leur Nature Manifeste d'Artiste Torturé, de Source Intarissable (lui dont l'auteur a pourtant prouvé, avec ses deux premiers albums, qu'il présentait toutes les garanties de solvabilité dans le domaine du mal-à-la-vie aggravé et morbide ; mais à qui l'on n'a jamais pardonné d'avoir rêvé s'insérer socialement, et avoir…

The Body : I Have Fought Against It, but I Can't Any Longer

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On savait The Body doucement, paisiblement à leur manière (pas d'ironie ici), engagés sur le chemin ascendant (là, en revanche... au minimum de la perplexité) vers la beauté ; on sera donc enchantés d'apprendre qu'ils continuent : la preuve, on trouve sur ce nouvel album du chant, du vrai avec des paroles... Rires jaunes : c'est le gonze de Uniform, qui vient le faire. Les (nombreuses) interventions de cantatrice, mi-Lisa mi-Diamanda, ça ne compte pas, on commence à avoir l'habitude et puis c'est comme un instrument ou une nappe dans leur ambient.
Or donc, The Body poursuit la mutation enfin opérée, et attendue - oh, pas radicale non plus, hein : qu'ils n'aillent surtout pas jusqu'à laisser derrière eux les fameux cris d'enfant idiot ébouillanté - vers, ainsi qu'amorcé sur No One Deserves Happiness, une nouvelle forme de post-drum'n'bass néo-classique et bactériologique - tiens, c'est amusant, on reparlait justement …

Napalm Death : Time Waits for No Slave

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Là, on y est : vous prenez ce que le riffing de Ministry a de plus mécanique et technoïde, "Thieves", "N.W.O." et "Burning Inside" concentrés et re-concentrés dans un creuset taillé dans tout ce que Red Harvest peut déployer de plus inhumain, profilé dans une forge qui est tout à la foisI.P.P. et Sick Transit Gloria Mundi (un autre flamboyant exemple, en passant, de ce qu'un riffing bien mécanique peut avoir de technoïde, façon Tron), bref vous prenez Psalm 69 et vous te me les transposez brutalement un millénaire plus tard, les ursid-émeutiers, dans un futur où ils se retrouvent les seuls humains pré-historiques alentour, avec encore leur plus de 25% de composants entièrement d'origine organique, avec encore la couleur à tous les étages, le noir inclus - dans un futur futuriste où tout est gris, monumental, en marbre métallisé, fasciste, paraissant dessiné par des intelligences artificielles modélisées d'après l'appareil fantasma…

Faces of Bayon : Ash and Dust Have No Dominion

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LE fichu doom. Celui qu'on a dans le sang. Il y a les groupes qui se pressent le citron pour démouler le riff le plus pesantifique possible, avoir le grain le plus #gras et #bitumineux qui se puisse élaborer, et dont tout le long des morceaux on les entend compter, avec une application et concentration à son paroxysme, le nombre exact d'unités de temps, lues dans le manuel, qu'il fallait laisser traîner chaque accord, note, beat, pour obtenir l'homologation - et essayer tout aussi frénétiquement de ne pas s'endormir ou aller consulter leurs notif'.
Et puis il y a ceux qui se contentent de jouer un simili-hard rock de biker mollasson, de mecs qui sourient lorsqu'ils entament un solo blues tout foncedé, avec même des morceaux qui s'égayent régulièrement en paresseuses errances à travers les champs et les forêts d'un quasi-lounge, parsemées de quelques voix claires très claires, presque évanouies dans la lumière narcotique - et dont il ne fait aucun d…

Dark Buddha Rising : II

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On ne pourra pas leur reprocher une chose, c'est de ne pas avoir tenté.
Tenté de commencer directement l'album en plein milieu d'un morceau, pour esquiver l'endormissement que les leurs provoquent toujours, d'entamer le disque au beau milieu de l'action, in medias res, lorsque le bœuf s'emballe, vous savez ; tenté de foutre une gonzesse qui vocifère et incantationne, t'as vu, comme une Pythie possédée sa mère, pour injecter la race d'ambiance occulte et rituelle nani-nana ; tenté de mettre à profit ce qu'ils ont appris, dans le cadre de l'atelier Atomikylä, au contact des bien plus virtuoses Oranssi Pazuzu. Bref : tenté de foutre Ufomammut et Bathsheba dans le coffre, et en voiture Simone.
Mais Dark Buddha Rising restent désespérément Dark Buddha Rising : des terrestres, des laborieux, des pue-la-sueur, des attendrissants, des bourricots, qui jamment et jamment et jamment, en attendant Godot, dont on sait la fiabilité nulle ; …

Napalm Death : Apex Predator - Easy Meat

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La magie Napalm Death parvenue à un nouveau sommet.
Ou comment un album où le grindeath se laisse saturer, à en devenir aveuglant, de ce qu'il y a de plus inhumain, émeutier, politisé et apocalyptique chez Ministry - "Stigmata", NWO", "TV II", vous voyez le genre - et bétonner-armer de ce qui se peut trouver de plus monumental, totalitaire - et inhumain - chez Red Harvest, auxquels décidément l'on finit par penser, davantage qu'à Godflesh, devant tous les fameux morceaux ostensiblement industriels et religieux de Napalm Death - "Morale", "Omnipresent Knife in your Back", "Atheist Runt" et ainsi de suite : le taux de ce type de morceau est assez fort sur Apex Predator... Et se retrouve à sonner plus punk que jamais.
Oh, punk Napalm Death l'a toujours été, et rarement dans la honte ou la dissimulation, mais ici c'en devient presque douloureusement lumineux, presque éclatant d'un espoir, d'un i…

Yob : Atma

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Le pont jeté entre Neurosis et Black Sabbath, putain. J'ai moi-même du mal à croire que je suis en train d'écrire ça, avec l'émerveillement que cela suppose derrière.
Bon, d'accord, Black Sabbath qui aurait vu l'un de ses problèmes majeurs réglés enfin : non pas l'absence de swag des riffs (enfin, si, aussi), mais l'absence de chanteur - en embauchant Rob Halford et en le blindant d'hallucinogènes (et d'un peu d'ADN d'Axl W. Rose, aussi, pour "Prepare the Ground", admettez le). Et puis tout bien réfléchi, en prenant également la précaution, pour être sûr, d'enfermer Matt Pike dans une camisole nullificatrice d'accélération (qui pourrait par exemple être constituée d'un bon gros taz bien dodu, le saturant d'érotomanie à son corps défendant) - et le regarder bouillir de fureur, et de jouissance anticipée des sévices qu'il distribuera avec largesse et universalité dès qu'il se sera libéré, pour se détendre et n…

Napalm Death : Enemy of the Music Business

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Les bons albums de Napalm Death, c'est facile à reconnaître : ce sont ceux où l'on sent qu'il n'est pas même nécessaire de se demander si Embury a jamais échangé deux mots avec Broadrick, car Napalm Death est un groupe intoxiqué à l'industriel en soi - par le bon Shane - et non en vertu d'une supposée trace radioactive persistant du passage en son sein du bon Justin. Ceux où l'on sent l'industriel, et qui pour cette raison flanquent les miquettes.
Et celui-ci ci-devant est l'un des pires. Parce qu'on le sent très clairement malgré les rythmiques moins frénétiques, stroboscopiques, inhumaines qu'elles le seront sur les albums à suivre, aussi clairement que cet odieux son limpide, sinistrement lisible et gigerien à l'égal de celui de Heartwork ou pas loin - qui met en lumière et évidence ce que, écrasant lesdites rythmiques punk (dites grindcore si cela fait pour vous une différence autre que minime, je veux pas embêter) les riffs typique…