dimanche 22 avril 2018

Moodie Black : Lucas Acid

Peu de gens le savent, mais November Növelet sont de retour cette année, enfin, avec un album de hip-hop.







Non, désolé, vraiment, mais il n'y a rien d'autre à dire.
D'accord, ça me sauve un peu la mise puisque par ailleurs j'ai toujours trouvé compliqué de mettre des mots sur la musique de Moodie Black, qui n'est ni simplement massive et radioactive que ses similitudes avec celle de Dälek pourrait faire incliner à le croire - selon la pente de la plus grande facilité, ni simplement charnelle, fragile, torturée et à fleur de peau, comme sa similitude, légèrement plus insidieuse, avec celle de Planningtorock démange de la voir - mais les deux à la fois, à sa propre manière et celle de nul autre.
Mais c'est surtout que, au sens strictement musical, c'est très exactement ce qu'est Lucas Acid - étant bien entendu qu'il constitue bien moins mince exploit de le faire que de le dire, mais je ne suis pas commentateur sportif. L'album d'industrialgazehop le plus létalement, toxiquement femelle que vous rencontrerez jamais, puisqu'également le seul, encore heureux pour notre intégrité mentale. Avec toujours cette parole non moins unique en son genre, dans les étrangetés combinées de son grain et de son flow.
Il n'y a pas non plus d'avis qualitatif à formuler, de ma part, qui ne soit sous-entendu de façon criante - hurlante, barrissante - dans cet énoncé inaugural.
Mais comme je suis bonne copine, je vous donne quand même deux définitions :
- hip-hop signifie en l’occurrence Absence
- NN, des fois que vous vivriez dans l'extrême misère de ne pas connaître, signifie ceci et cela. NN du reste peut également parfois s'écrire HA, ce qui signifie ceci et cela.
Ainsi paré, vous pouvez vous préparer à éprouver tous les frissons abominables et délicieux que tout ceci implique, tous les symptômes : ils seront tous au rendez-vous. Ce hip-hop-là est tout à la fois le cancéreux aux portes de la délivrance, et la chimiothérapie. Et les sensuelles métastases.


Voilà, comme ça j'ai réussi à boucler le lamentable billet sans dire le mot "new-wave", sans quoi on aurait pu dire qu'en ce moment je le vois partout, alors qu'il l'est - mais rarement autant qu'ici.

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