samedi 21 avril 2018

Snakeskin Angels : Witchchapel

Du heavy qui ne vole pas sa place sur un label black metal bien occulte, pardi !
Du heavy spectral de vampires baveux et un peu hagards. Une beauté fatiguée et translucide comme on les aime, au service d'une musique romantique comme du Danzig, chantée d'un geignement menaçant à l'égal de Roger Waters sur The Wall. Les mélopées sont douces, par endroits on confine aux Hellacopters - mais tout du long l'on sent que les officiants derrière ont les joues hâves, creusées par une ancienne et inextinguible famine, et une aussi ancienne habitude de côtoyer chaque jour la peste noire, à la façon de Tombstoned ; habitude qui les rend las autant qu'elle les rend dangereux, ainsi qu'en sourdine on le sent malgré la silhouette grêle qui est de mise partout, malgré les ritournelles enjôleuses par lesquelles ils semblent nous inviter à joindre leur innocente danse macabre.
Vous aurez été prévenus.

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