samedi 5 mai 2018

Paul Lemos & Joe Papa : Music for Stolen Icon

J'aime avoir raison : presque autant que j'aime l'alignement des étoiles, et aussi les fusils à tirer dans les coins.
Et le disque ci-contre, c'est tout cela à la fois. Je voulais vous persuader d'un rapport entre Urfaust, au moins celui d'Apparitions, et Omala ? Voici le disque qui le confirme, en venant se lover pile entre les deux, confirmant la jonction qui attendait d'être matérialisée.
Accessoirement, j'aime également beaucoup, à la force d'un méritoire acharnement, finir par démasquer le fichu bon disque dans l’œuvre d'un groupe où longtemps je ne trouve jamais tout à fait de quoi m'enthousiasmer pour de bon, mais dont le potentiel certain pour ce faire m'obsède ; et concernant en l'occurrence Controlled Bleeding, je crois qu'on le tient cette fois, à devant nous..
La chose confirme en beauté, l'expression est on ne peut plus approprié, tout le rôle historique attribué au groupe, puisqu'on y entendra autant leur pairs de Coil - et particulièrement leur moment de grâce à eux : la reprise de "Tainted Love" -, les moments les plus grelottants de Virgin Prunes, ou les polaires débuts de Dead Can Dance, qu'une prescience des travaux ambient de Richard D. James et son petit neveu Aaron Funk ; et, donc, une merveille de psalmodie dont on aura du mal à se dire que le gonze d'Urfaust ne l'a jamais entendue. Toutes choses qui partagent une même sensibilité, et concourent à invoquer un décor fait de statues grecques aux joues dévorées par l'acide de leurs propres larmes (vous la remettez, cette pochette de Megaptera ? je crois ne m'en être jamais remis), et une atmosphère rigoureusement grandiose de tristesse antique.

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