mardi 8 mai 2018

The House of Capricorn : In the Devil's Days

Paraît qu'il existe des films où c'que les vampires et les loups-garous se foutent sur la gueule. Quelle foutaise. Indépendamment du fait qu'ils sont probablement nuls, vous faites pas chier à les voir, vu que moi je vous recommande chaudement cette toile-ci : dedans, les vampires et les loups-garous sont exactement les mêmes personnes. Des types qui ont la dalle. Les putain de crocs.
In the Devil's Days, c'est comme qui dirait Entretien avec un Vampire, mais au lieu que de faire un trucs précieux où même le Banderas a l'air plus inverti que Daniel Craig dans son petit duffle-coat cintré de Quantum of Solace, tu prends Tom Sizemore, Michael Madsen, Nick Nolte, Nick Holmes et Peter Steele au casting : comme qui dirait que tu prends pas de risque, concernant la fiottasserie éventuelle du résultat. Mais si jamais au cas où, tu leur fous à tous sur le paletot des soutanes ou des cache-poussière, de toutes manières ça a l'air exactement de la même chose dans la lumière crépusculaire et le contre-jour où tu vas les filmer : une putain de bande de peaux-de-vaches de tout premier ordre.
Avec ça, même pas besoin de leur donner forcément des scènes où ils font pisser le sang à gogo : tu peux même leur faire chanter du gospel, tiens, où du semi-stoner ; ça sonnera toujours gothique et patibulaire par tous les pores. Les cantiques des Badlands, en quelque sorte, et de la nuit qui n'en finit pas de tomber dessus, en un soir couleur de l'étain et de la cendre.
Les Sisters ? Bien sûr, qu'ils sont là ; avec Eldritch joué, donc, par Michael Madsen ; mais contrairement au disque suivant, la dimension religieuse de The House of Capricorn (que normalement vous avez déjà devinée de proportions conséquentes) ne s'exprime pas tant dans cette fédératrice, anthémique direction-là, que dans celle que lui ouvre une autre des nombreuses formes de distinction esthétique dont peut se targuer l'inénarrable Monsieur Pavlovic : Mortuus. Oui oui, parfaitement, ce n'est pas là l'effet d'une information que je connais et projette, scrutez bien et vous l'entendrez rôder, ce spectre vitreux et glaçant, pareil à un maléfice très ancien, très narcotique et très puissant, vous buvant le sang d'un simple regard jeté sur vous derrière des paupières closes, vous polluant tous les organes avec le venin de l'araignée.
Un disque ras la gueule, c'est le cas de le dire, d'amour âpre et sacré. Alors bon : si vous voulez continuer à écouter vos fichus Fields of the Nephilim, grand bien vous fasse - mais que je n'en entende pas parler, où je vais vraiment me fâcher.

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