mercredi 9 mai 2018

The House of Capricorn : Morning Star Rise

Qu'est-ce que c'est, finalement, Some Girls Wander by Mistake, sinon du stoner - hivernal, en noir et blanc et à pied ?
Provocation ? Pas tant que ça. Pas lorsque - enfin - l'on a entendu Morning Star Rise, le vrai le seul, pas celui d'Entombed ; là non plus, nulle provocation, si vous plissez bien les yeux (et libérez votre cul), vous l'apercevrez, justement, le groupe qui est l'auteur, après tout, des deux meilleurs albums de stoner du monde, à savoir bien entendu Wolverine Blues et To Ride, Shoot Straight and Speak the Truth. Et comme ces deux derniers sont deux boucheries innommables à l'encontre de qui jamais ne nous viendrait l'idée d'être désagréable plus que nécessaire, on essaiera de le dire de la façon la moins désobligeante possible, pour une fois, mais... The House of Capricorn, c'est forcément mieux, vu que pour le même prix, c'est goth. Du goth viril (cette batterie de brigand...) comme du Entombed, donc. Ça fait rêver, pas vrai ?
Après tout, les quatre canassons squelettiques de l'Apocalypse remplacent très bien les grosses bécanes poussiéreuses, et quant au MC5 : y a pas justement une reprise d'un autre groupe de Detroit vaguement connu, sur Some Girls ? Morning Star Rise, c'est Wolverine Blues, Some Girls ET First and Last and Always. Me demandez pas comment il fait.
Bon, bien sûr, je ne vous refais pas le topo sur Mortuus, les spectres, et tout ce qui s'ensuit... L'album comporte, en embuscade au milieu de ses bastonnades sans merci, les inévitables moments où vous vous ferez tirer dans un maquis et vider de votre raisiné : vous vous en doutez, pas vrai ? Tout disque où officie Marko Pavlovic, de toutes les manières, est œuvre de banditisme : rien que pour cette faculté à aligner en récidiviste des refrains de la trempe (grade : hymne ; pas celui qu'on chante au stade) de celui de "Ivory Crown", cet homme devrait être derrière des barreaux, je vous le dis tout net. Rien que pour cela, pour "Ashlands", il mériterait - si je n'étais pas, contrairement à lui, un honnête homme, moi - que je rompe l'anonymat sous lequel depuis il dissimule ses crapules menées pour, justement, se payer une virginité critique où ne plus être rattaché à une quelconque scène stoner-doom - tiens ! ça lui fera les pieds. Gredin.

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