lundi 2 juillet 2018

Slidhr : The Futile Fires of Man

Sapristi, c'est pas pour rien que ceux-là ont partagé un disque avec les auteurs de Tabernaculum. Hermétique, mystique, occulte, choisissez votre terme de prédilection... ou pas. Le nouveau Slidhr les porte tous, respire les secrets alchimiques comme bien peu : Rebirth of Nefast, Head of the Demon, et puis ? L'album est forestier de type éveillé, à l'égal d'une version savante de l'Ondskapt du second album ; la capacité de Slidhr à y tisser des cathédrales, elle, n'en rend qu'à Earth & Pillars ou Negative Plane ; mais à la différence justement d'un Earth & Pillars, Slidhr pour sa part, s'il nous en emplit massivement, ne semble pas se contenter du simple et brut sentiment de la religiosité, à éprouver devant l'inquiétante verdeur des futaies - mais se vouer à l'ascension de leurs perspectives sacrées. Plutôt, du coup, comme Negative Plane.
Car l'affaire de Slidhr n'est certainement pas l'héroïsme, ni davantage la profanation de quoi que ce soit, n'en déplaise aux conceptions les mieux enracinées sur le black. Non, elle est d'explorer et connaître la trame du réel, et de transmuter la matière en quelque chose de plus beau, l'enluminer, la sublimer... un peu à la façon d'un certain The Acausal Mass ?
Du coup, peut-être est-il seulement logique que je rechigne à décrire davantage The Futile Fires of Man et à disserter, ainsi qu'un collectionneur de papillon plante ses banderilles, sur son obsédante étrangeté et ses vitraux de feuillages arachnides et argentés - fût-ce pour vous.

Aucun commentaire: