lundi 8 octobre 2018

Hell in Town : Bones

Il y a quelque chose chez Hell in Town... Quelque chose que Hell in Town a pigé, ou du moins et cela suffit, capté, de l'essence toutes ces saintes icônes des nineties, dont lesdites portaient haut et fier la bannière, avant que tout ne devienne du doom, du sludge et de l'extrême : c'est le groove, et plus globalement l'accroche.
C'est cette simplicité à laquelle Hell in Town s'affilie, au moins autant qu'aux gimmicks certifiés Alice in Chains et Down (pour nommer clairement de quoi on parle), et à laquelle ils ajoutent leur transposition dans une langue et une sensibilité modernes, par-dessous l'humilité de leur respect non dissimulé. Lequel ne dissimule pas non plus, ceci expliquant sans doute cela, qu'il inclut Pantera au nombre de ses bénéficiaires, et son goût d'un bon coup de soleil sur le cabochon, à égalité avec celui pour une bonne vieille sinistrose du foie à la Crowbar - rappelez moi à qui ceux-là doivent leur exposition, au fait ?
Et ce que cette simplicité, cette honnêteté rappelle plus que tous autres, ce sont les jeunes Hangman's Chair : cette façon d'assumer ses admirations, sans que la force de celles-ci ne suffise à étouffer la flamme d'un caractère bien trempé qui déjà point, discrètement. Ou Cultura Tres. Le même genre de trajectoire dans l'épanouissement que ces deux-là, c'est tout le mal qu'on leur souhaite, ce qui nous arrangerait aussi au passage.
En l'état, Bones est déjà autrement plus réjouissant que le dernier Alice in Chains.

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