dimanche 4 novembre 2018

Rob Zombie : The Sinister Urge

Rob Zombie, on va pas tenter d'en faire ce que ce n'est pas : c'est de la BD. Deux idées par morceau, des riffs indus-thrash au tarif chômeur moins de 25 ans, que du schématique colorié à la serpe, une cadence qui n'est pas là pour niaiser ou laisser le temps de dégoiser sur le plan-séquence, un timbre qui sent bon le bacon et le cheddar fondu... Une histoire de vignettes et de trait.
Et présentement, son trait est à son plus incisif, ses vignettes à leur plus inspiré (y en a même une qui s'appelle Ozzy, elle passe à toute vitesse et c'est cool), et le tout découpé avec une netteté parfaite. Puis bon : un art pareil pour lâcher les "yeah" à intervalles aussi réguliers qu'il est requis, et placer judicieusement çà ou là un "babe" bien senti, n'est pas si partagé qu'il paraîtrait.
Et dans une esthétique certes légèrement différente mais pas fondamentalement étrangère, The Sinister Urge n'a pas loin de la carrure pour un équivalent moderne à un certain Static Age, ouais ouais.
Finger lickin'good motorfast food.

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