samedi 11 mai 2019

Bile : Biledegradable

Je n'ai aucun mal, à le réécouter, à me remémorer exactement l'effet qu'a pu me faire à sa sortie - et à toutes les innombrables obsessionnelles fois subséquentes que je l'écoutai - Biledegradable, putain.
Ce que Manson pouvait faire de mieux - à savoir "Apple of Sodom", bien évidemment - encore poussé un cran plus loin (dans le collant, le pesant, le déshumanisant) à grosses doses de narco-dub école Scorn - mais sali par ce feeling hip-hop propre à Bile, dont les métastases prennent tantôt des formes qui rappelleront celles qu'elles avaient déjà sur Suckpump, tantôt leur version aperçue dans le miroir déformant du cabaret au fond du k-hole qu'est Teknowhore...
D'ailleurs l'irruption du terme "métastase" n'est sûrement pas innocente : Biledegradable avec le recul ressemble aussi pas mal à un Metastasen lâché en rase campagne redneck à la nuit tombée, avec juste sa bite son couteau et le radio-cassette de son pick-up (dedans, y a du Psychopomps et du Pantera, ça aide à se donner du courage, pas sentir qu'on a le marineur qui baigne) - et qui voit la nuit américaine virer au bush australien versant Razorback, en période des amours.
La jaquette de Biledegradable est presque toute noire, et ne ment pas sur la marchandise : vous avez intérêt d'aimer jouer à colin-maillard... sans safe word.

1 commentaire:

  1. Bin fichtre, jamais écouté celui-là ! Au vu de la chro, il me le FAUT

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