lundi 30 décembre 2019

Rumble in the Jungle

(nouvelle version, corrigée)

Paraîtrait comme ça qu'une décennie s'achève demain, et qu'il pourrait être l'occasion de faire un bilan ou un Wrestlemania.
Alors bon, quant à moi j'ai pris paresseusement tous les palmarès publiés ici les années précédentes, et j'ai torché le trombinoscope ci-dessous, au jugé, sans en réécouter un ni réfléchir trop longtemps, parce qu'il ne s'agirait pas de prendre ça sérieusement non plus.
Les albums dont j'ai à la fois conservé un souvenir assez net, et l'envie de les réécouter bientôt rien qu'à leur voir la binette.



vendredi 27 décembre 2019

Pa Vesh En : Pyrefication

C'est officiel : une équipe de chercheurs a réussi à reconstituer The Work Which Transforms God avec des moyens true black.
Enfin, quand on dit true... Peut-être truer than true serait-il plus idoine ? L'on songe certes à Darkthrone et Burzum, mais surtout à Candelabrum, ce qui à sa façon est une forme d'extrémisme supplémentaire qui n'a pas à rougir (bleuir serait davantage dans le ton, du reste) devant celle de Blut aus Nord, mais tout est, justement, dans le "à sa façon" : l'on parle ici d'un black metal, si vous voulez, plus rustique, naturel, archaïque, et ce même si (ça commence à en faire, des concessions) tout autant que Vindsval, Pa Vesh En connaît le génie de faire sonner ses guitares tellement lointaines et perdues, dans la brume congelée, qu'elles n'ont plus aucun mordant ni rien qui les apparente encore à des guitares au sens rock de la chose.
Il connaît également celui des voix entraperçues au milieu des bourrasques dont on ne sait si elles sont celles de banshees boréales venant vous sucer le sang, ou vos propres cris de douleur et de terreur dus au froid. La peur ; il s'agit bien de cela : de se retrouver pris au coeur de la tempête, comme si en récitant la fameuse Litanie contre on se retrouvé piégé, encalaminé - et découvrait, sous une pluie de fragments de glacier noirs, l'oeil du cyclone, et le calme olympien dans la dissolution de l'ego et de toute raison, concassés, perdus au vent mauvais.

jeudi 26 décembre 2019

Lost Image : The Concept of Evil

La définition d' "album culte". Profitez bien, c'est sans doute la première fois que vous voyez évoquer ce disque, et sûrement la dernière.
Est-ce que The Concept of Evil porte son titre aussi bien qu'il le fait en jouant, avec son electro-indus, quelque chose d'apparenté à yelworC ou amGod ? Remarquez, en un sens : oui ; probablement pas, cependant, celui que vous imaginez.
Le disque n'est même pas aussi cheap, ringard ou gauche que sa pochette le donne à croire, peut-être même l'est-il, étrangement, encore moins aujourd'hui qu'alors - aussi moche, en revanche : facile, sinon plus. Et c'est là ce qui paraît son intention, scientifiquement planifiée.
Car certes, on aura bon droit de citer pour l'occasion X-Marks the Pedwalk, Digital Poodle, Trial, Calva Y Nada, Project Pitchfork, IC434, Der Prager Handdgriff... et autres tenants solides de la mocheté bizarre en idiome electro-indus ; mais Lost Image étaient un cran au-dessus de tout, question inhumanité ; et l'impression est permanente, même au cœur des passages les plus pumping (vu d'aujourd'hui, on croit même par endroits tenir un album de techno assez mentale et sophistiquée), d'être en train de se faire tripoter sur une paillasse d'un blanc aveuglant par de longs doigts pédonculés d'extra-terrestre, et observé par des yeux voyant en cinq dimensions, toutes matérialisant l'émotion comme une chose répugnante.
La voix certes n'y est pas pour un peu, elle qui trouve un cousin cyberbatracien à Dagon d'Inquisition - mais la précision glacée de la musique n'est pas en reste, ça non. Ce qui fait que ce sont au bout du compte exactement les mêmes facteurs qui rendent The Concept of Evil à la fois tonique comme du Front Line, et horrible comme du F.P.A.C ou du Mortal Constraint ; et en font donc une chose parfaitement unique, avec ses tendons d'acier verrouillés avec presque une sorte de nonchalance, à tout le moins de sérénité qui elle non plus ne fait rien pour réchauffer l'atmosphère.
Un disque qui en apparence ressemble fort à du Suicide Commando - celui des tout débuts, du moins avant que je cesse en toute hâte d'en écouter la moindre note - mais s'avère justement beaucoup plus terrifiant, car tout simplement beaucoup plus inhumain, de par précisément cette épiderme impeccable, presque nacré, dur comme une coque d'une matière inconnue, qu'il présente au lieu de la mauvaise peau de l'autre pleurnichard passif-agressif. Au point que Lost Image peut même se permettre des tubes de bellâtre bionique tels que "Promises", sans entamer du moindre accroc son aura congelée ni son tranchant monomoléculaire, et que l'enchaînement avec "Obituary", soit le morceau le plus ouvertement bactériologique du disque (avec son absence de voix et son beat mécano-martial), se fait sans le moindre à-coup : tout dans la fluidité surnaturelle et immaculée d'un album net comme un lent, tranquille et sûr tracé de scalpel dans votre chair docile et consentante à l'égal d'une noix de Saint Jacques.
Et puis c'est bien simple, toutes les trente secondes (au détour principalement de l'une ou l'autre caractéristique intonation semblant vocalisée sans faire appel à quoi que ce soit d'apparenté à un souffle ou autre émanation du vivant, de celui de cet univers à tout le moins ; et du relief profondément étrange et dérangeant, du genre à vous donner des fous rires nerveux d'une demi-seconde, qu'elles donnent à des vocables familiers) le disque me fait furieusement penser à quelque chose que je connais par cœur sans parvenir à mettre un nom dessus, avant que je finisse par me rendre au constat que c'est lui-même, que j'avais oublié dans un coin de ma mémoire depuis une quinzaine d'années, mais qui y avait plus qu'élu domicile : fossilisé. Une référence, rien moins, du niveau Melting Close + Sabotage ou guère loin.
Ce n'est même pas que The Concept of Evil est froid, tout compte fait : il abolit tout simplement la notion de température. Le minimalisme et la rigueur peuvent se montrer considérablement plus immondes que les plus profuses exubérances dégénérées - mais ce n'est pas là quelque chose que je vous apprends, pas vrai ?

mardi 24 décembre 2019

La photo de classe 2019

Année noire, à ce qu'il apparaît.


 




Heavy Rotating Capacity :


Boy Harsher "Fate"
Darkthrone "The Hardship of the Scots"
Verdun "L'Enfant Nouveau"
High Fighter "Kozel"
Malhkebre "Black Art Macht Frei"
Spellling "Haunted Water"
Drastus "Constrictor Torrents"
Gold "Taken by Storm"
All Out War "Contempt Be Thy Faith"

Nightfell "A Sanity Deranged"



Le morceau de 2019 pas de 2019 :

Blut aus Nord "Clarissima Mundi Lumina" 
Blut aus Nord "Inner Mental Cage"







Film de l'année :
Y a du monde.






Pochettes de l'année :
(celles qui sont un film à elles seules)


 



L'invité surprise :
Celui que personne ne connaît assez pour qu'on sache si l'on fait bien, mais qu'on ne peut s'empêcher de laisser entrer nonobstant.